Aisha Ayensu : le luxe africain sans compromis

Elle a grandi dans la maison d’une grand-mère couturière à Accra, étudié la psychologie à l’université, puis tout quitté pour apprendre à coudre. En 2008, à seulement 21 ans, Aisha Ayensu crée la maison de mode de luxe Christie Brown, avec l’ambition de représenter les femmes africaines autrement. Depuis, ses créations ont habillé Beyoncé, Alicia Keys et Tina Knowles. Sa marque figure dans les pages de Vogue et Harper’s Bazaar. Et la production reste à Accra. Portrait.

Tout a commencé dans la maison d’une femme qui ne possédait aucune marque, mais dont les doigts savaient transformer un tissu en quelque chose d’inoubliable. Aisha Ayensu a grandi aux côtés de sa grand-mère Christie Brown, couturière de talent, qui créait des pièces magnifiques sans jamais avoir de label à son nom. Cette femme-là est l’origine de tout. En 2008, Aisha Ayensu fonde une maison qui porte son prénom. Un choix qui dit tout sur ce que Christie Brown est réellement : une lettre d’amour au patrimoine ghanéen, portée à l’échelle du monde.

Aisha Ayensu fait ses études secondaires à l’Achimota School avant d’entamer une licence en psychologie. La mode n’est pas son premier plan. C’est une passion héritée, longtemps couvée. Elle décide de lancer Christie Brown en 2008 sans la moindre expérience technique. Elle ne sait pas coudre, ne sait pas tracer un patron. Elle croit en l’idée.

Elle s’inscrit au Joyce Ababio College of Creative Design à Accra, où elle sort major de promotion en 2004, et plonge dans les techniques textiles africaines qu’elle apprendra à réinterpréter. Ce passage par l’école est fondateur. Il lui donne les outils techniques pour exécuter ce que sa vision exige.

Christie Brown, le Ghana en version luxe

Christie Brown est une maison de couture contemporaine du Ghana qui tisse le patrimoine africain et l’artisanat dans un design sophistiqué et global. Fondée en 2008, la marque est née du désir de raconter une nouvelle histoire, celle où le patrimoine et l’innovation se fondent pour créer une garde-robe pour la femme moderne.

Les collections s’appuient sur des matières bien précises. Wax, kente, batakari – des étoffes ghanéennes et ouest-africaines qu’Aisha Ayensu incorpore dans des silhouettes contemporaines. Pas de folklore décoratif. Une relecture résolue, qui place ces matières là où on ne les attendait pas : dans le luxe mondial.

La production reste entièrement au Ghana. « Nous avons gardé la production à Accra parce que c’est là que tout a commencé. C’est là que vient l’inspiration. Peu importe notre croissance, il y aura toujours un hub ici », dit-elle....lire la suite de l'article sur oceans-news