Autisme : pourquoi les scientifiques envisagent une nouvelle définition

Une nouvelle étude suggère qu’il serait pertinent de distinguer deux types d’autisme ayant des bases génétiques et des trajectoires développementales distinctes.

Dès 1926, l’autisme a été défini comme un trouble des interactions sociales se manifestant dès la petite enfance. Mais il est apparu plus tard que certaines personnes présentaient des symptômes autistiques similaires sans pour autant avoir eu un développement très perturbé, conduisant notamment à la définition du syndrome d’Asperger (forme d’autisme sans retard de langage ni déficience intellectuelle). Depuis 2013, les classifications médicales internationales ont défini le "trouble du spectre de l’autisme" en regroupant les différentes catégories précédentes, et en élargissant les critères diagnostiques. Cela a naturellement conduit à une augmentation du nombre de diagnostics d’autisme, que certains ont interprété à tort comme une épidémie.

Dernièrement, plusieurs grandes figures de la recherche sur l’autisme, comme la psychologue germano-britannique Uta Frith et le psychiatre franco-canadien Laurent Mottron ont remis en question ces nouveaux critères diagnostiques et la notion de spectre de l’autisme, au motif qu’il regrouperait des personnes ayant des troubles et des niveaux de sévérité trop différents, rendant le diagnostic trop hétérogène. Une étude publiée l’année dernière dans la revue Nature semble leur donner raison, en suggérant que les cas d’autisme diagnostiqués précocement (avant 10 ans) et tardivement (après 10 ans) refléteraient deux sous-types distincts...LIRE LA SUITE DE L'ARTICLE SUR LEXPRESS