Henriette Dagri-Diabaté, le leadership féminin à toutes épreuves

Première femme ministre d’Etat, première femme présidente d’Institution, première femme leader politique et secrétaire général d’un parti significatif en Côte d’Ivoire. Sans aucun doute la seule, à ce jour, en Côte d'Ivoire et, certainement sur le continent africain, à avoir permis à sa formation d’accéder au pouvoir. Cela, l’on l’oublie aussi assez souvent !

Cuirassée de savoir et maniaque de rigueur, mis au service d’un savoir-faire reconnu, cette universitaire de haut rang, titulaire de la chaire d’Histoire médiévale, et doyenne honoraire de la faculté des Lettres, Arts et Sciences humaines des universités de Côte d’Ivoire, affectionne le challenge. Sa thèse de doctorat de troisième cycle, communié en thèse d’Etat ainsi que la qualité de ses travaux de recherche en portent-ils manifestement la marque.

Un colloque international vient de lui être consacré; il a pour thème: "Henriette Dagri-Diabaté et le leadership féminin: histoire et actualité", et il a réuni un aéropage d'universitaires, scientifiques, hommes de lettres, journalistes, écrivains et hauts fonctionnaires d'administration publique ou privée.

A plusieurs reprises ministre du gouvernement ivoirien, Henriette Dagri-Diabaté est à l’origine de la création de Grafolies, un festival des arts scripturaux, mis en place pour combler le vide désormais créé par le festival des arts de Dakar, Dak’ Art, du marché des arts et du spectacle africain (MASA), ainsi que la Maison de la Culture d’Abidjan, baptisée « Palais de la Culture Bernard B. Dadié », du nom de l’un des premiers écrivains à succès ivoirien.

Esprit brillant mis au service du leadership féminin, à toutes épreuves, Henriette Diabaté démocratise, au mérite comme à l’équité, la Grande Chancellerie de l’Ordre national de la République de Côte d’Ivoire, une institution livrée, ces dix dernières années, à l’instar d’autres, à l'aventure et au clientélisme politique, et qu’elle s'emploie, aujourd’hui, à rapprocher de n’importe citoyen ivoirien pour le prestige de la Côte d’Ivoire.

Ayant vécu à l’ombre d’un époux prévenant, banquier bien connu, aujourd’hui disparu(le Ministre d’Etat Lamine Diabaté), l’illustre Henriette Dagri-Diabaté-ce n’est point présomptueux ! est, avec Félix Houphouët-Boigny, Henri Konan Bédié et Alassane Ouattara, les personnalités publiques les plus fascinantes de la Côte d’Ivoire du XXè siècle. Mais d’Henriette Diabaté, les ivoiriens se souviendront longtemps encore de la grève de la faim qu’elle entama pour protester contre le pouvoir qui voulait l’empêcher de rejoindre son époux malade en France.

Toujours au servir des autres…

Personnage simple et d'une grande humilité, l’ex-égérie du RDR fascine, tant et si bien que les sympathisants et militants du RDR l’appellent affectueusement « Tantie ». Echangeant, un jour, sur la richesse et l’immensité de son fonds bibliographique, chez elle à Jacqueville, elle confia : « Bien qu’étant universitaire, je n’ai pas le niveau d’érudition de Lamine ». Quelle humilité! Et pourtant, il est une lapalissade de dire qu'Henriette Dagri-Diabaté figure parmi les hommes de culture et savants que la Côte d'Ivoire et l'Afrique comptent de plus représentatifs.

Au plan de l’engagement, Henriette Rose Dagri-Diabaté, qui n’en est pas moins personnage de caractère et de conviction, construit par des qualités de tacticienne insoupçonnées, comme Olympe de Gouges, n’a pas attendu que sonne le tocsin de la déclaration des droits des femmes, de leur émancipation et du leadership féminin, pour prendre conscience son parti. Ce qu’elle prouve en intelligence et en détermination.

D’aucuns estiment même que l’avènement d’Alassane Ouattara sur le magistère ivoirien, en qualité de quatrième Président de la République, et chef de l’Etat de Côte d’Ivoire, par le rôle qu'elle y a joué, de nombreuses années durant, la persévérance, l'opiniâtreté, la loyauté et la croyance en des valeurs d'équité et de justice dont il fit preuve également, peut être considéré, à juste raison, comme son œuvre, son triomphe personnel.

Humaniste, à souhait, elle a toujours créé de la vie autour d’elle, et partout où elle se trouve. C’est ainsi que, emprisonnée après avoir été condamnée à 24 mois en octobre 1999, pour "incitation à la violence", à l’époque, et vivant dans des conditions difficiles, HDD trouve, malgré tout, les ressources morales, psychologiques et spirituelles pour distiller l’espérance et la tolérance, même pour cet Autre qui tente de l’avilir, l’amener à se renier. Elle fait partager sa croyance en la vie et en l’Homme avec les autres codétenus, et occupe son temps à agrémenter un peu plus leur séjour, repeignant cellules, distribuant nourriture fournie par les proches et amis, branchant des ventilateurs pour contenir la chaleur suffocante. Elle initie, pour le maintien et le confort psychologiques, des séances de gym pour les codétenus. HDD fait même accélérer les procédures de jugement pour les oubliés des services de… justice. Du haut de son pedigree, éclairé par ses 78 lunes chantantes, charpentées par un squelette d'éternelle ingénue, le Professeur Henriette Rose Dagri-Diabaté, mère de cinq enfants, trois garçons et deux filles, et qui a toujours été au service des autres, continuera, comme quoi, de fasciner. Qu’on l’aime ou qu’on ne l’aime pas! Henriette Dagri-Diabaté, de son petit prénom Ansrè, est, à ce jour, le Grand Chancelier de l'Ordre National de Côte d'Ivoire, qui a le plus favorisé les journalistes et les professionnels des médias à la reconnaissance nationale en décorant les plus méritants d'entre eux. Privilège jusque-là réservé qu'à des "élus de Dieu" ! Au demeurant, pour tous actes ou actions en faveur de la promotion humaine, la tolérance, la compréhension universelle, le rapprochement des hommes et, surtout, le leadership féminin, elle, qu'un prix pour l'éducation et la culture va immortaliser, mériterait une nomination au prix Nobel de la paix. Et ce ne serait point exagérer !

Source: AIP

Alizéta Ouédraogo, l'icône du pays des hommes intègres

Jamais une femme n’a autant marqué tout un pays. Par son extraordinaire ascension dans les affaires, elle incarne tout un symbole pour le pays des hommes intègre.

En occupant le poste de Présidente de la Chambre de Commerce et d’Industrie du Burkina (CCIB) depuis la mort du tout puissant Oumarou Kanazoé en décembre 2011, poste occupé pour la première fois en Afrique par une femme, Alizéta Ouédraogo venait de faire tomber deux stéréotypes : celui de la femme soumise aux travaux ménagers et celui de l’égalité des sexes dans une Afrique quasi misogyne. Née en 1953 Alizéta, contrairement à ses détracteurs, n’a pas attendu le coup de pouce de son beau fils François Compaoré pour se lancer dans les affaires. Elle crée la SBCP en 1978 à 25 ans. Dix ans plus tard, elle remet le couvert en créant deux autres structures : Les Ets Alizéta Ouédraogo et la SBMC. Elle crée ensuite Tan Aliz. Au total, ce sont quatre sociétés regroupées au sein du groupe ALIZ qui font aujourd’hui la fierté du Burkina tout entier. Aujourd’hui, elle fait partie de l’une des femmes d’affaires les plus influentes et les plus puissantes du Burkina Faso. C’est d’ailleurs à juste titre qu’elle a pour principale ambition de faire de son groupe déjà positionné en Afrique de l’Ouest, un Groupe panafricain. Mais Alizéta ne compte pas mener ce combat seul. Dans son ambition de construire un Burkina fort, elle entend lier des partenariats avec les investisseurs étrangers pour le financement de plusieurs projets, dont celui de la luxuriante cité Kim Abdalah immobilier), qu’elle entend bâtir. Une femme au grand cœur Bien que plongée sans cesse dans les affaires, Alizéta n’oublie pas pour autant les vertus qui fondent la société africaine que sont la solidarité et le partage. La reine de l’industrie du cuire en Afrique de l’ouest sait aussi partager. Pour elle, les économiquement faibles doivent être secourus. Et elle ne lésine pas sur les moyens pour aider ceux qui ont besoin d’aide. Outre ces divers dons, les sociétés agissent aussi en mécènes auprès de certaines institutions au Burkina. A preuve, l’apport non négligeable de 30 millions de francs cfa de Tan Aliz à la télévision burkinabé et les soutiens à l’équipe nationale du Burkina Faso. C’est d’ailleurs à juste titre que la réalisatrice tchadienne Zara Mahamat Yacoub, l’a mise en exergue dans son film documentaire (Vie de femmes), consacré à six femmes africaines aussi influentes, les unes que les autres. Le Burkina Faso peut être fier d’avoir une si grande Dame experte dans les affaires et soucieuse du développement et de l’avenir du pays.

Source: Africa Development

Isabel dos Santos, la femme africaine la plus riche et puissante

A en croire le magazine Forbes, Isabel dos Santos est la première milliardaire africaine en dollars. Agée d’à peine 40 ans, "la princesse", fille du président angolais José Eduardo Dos Santos, est considérée comme la femme la plus riche et puissante d’Afrique.

La princesse sur un piédestal. Forbes a propulsé Isabel dos Santos au rang de première milliardaire africaine en dollars. Comme si l’argent ne lui suffisait pas, le magazine américain croit savoir qu’elle est également la femme la plus riche et puissante d’Afrique.

Surnommée « la princesse », Isabel dos Santos n’a pourtant pas volé son argent. Etre riche à 40 ans, ce n’est pas donné, même lorsqu’on est la fille du président angolais José Eduardo Dos Santos.
Elle a dû gravir les échelons pour gagner son milliard de dollars. Isabel dos Santos a fait ses classes à Londres, en Génie électrique, où vit sa mère Azerbaïdjanaise, Tatiana Kukanova.
Bien-née, son parcours n’a pas été lisse. Ses débuts dans les affaires ont même été un fiasco. Selon The Guardian, la fille du président angolais a tout d’abord créé deux entreprises, le premier dans la restauration et le second, une société de collecte d’ordures.
Ce ne sont pas ces deux aventures qui lui permettront de bâtir sa fortune colossale. Mais, sa résilience. « La princesse » ne baisse pas les bras, au contraire, persiste et signe. Elle investit alors dans le secteur de télécommunications et du système financier.
« Sa fortune vient des actions qu’elle détient dans des grandes entreprises angolaises et surtout portugaises, dont 28% du conglomérat Zon d’une valeur de 385 millions de dollars » indique Rue89.com.


Mariée à un millionnaire congolais
Isabel dos Santos, l’aînée de la famille dos Santos, désormais femme d’affaires connue et reconnue, est aussi une femme mariée.En 2003, elle épouse le millionnaire congolais Sindika Dokolo, à Lunda. Un mariage somptueux, qui aurait pu figurer dans le livre des records africains, si ce dernier existait. Pas moins de 1000 invités ont participé à cette union, pour une cérémonie qui a coûté la coquette somme de 4 millions de dollars. En somme, un mariage de femme la plus riche et puissante d’Afrique. Il faudra plus qu’une vie pour que la pétillante et courageuse Isabel dos Santos dilapide ses fonds.

Le cas échéant, la réserve familiale, estimée à 1,5 milliards de dollars, lui servira de banque.
Un conte de fée toutefois entaché par la pauvreté qui ronge la population angolaise, parmi la plus pauvre au monde. Or l’Angola bénéficie des dividendes du pétrole.

Source : Afrik.com

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