Rapports sexuels: la fréquence ne fait pas la qualité

Qui ne s’est jamais posé la question du tempo amoureux. Une fois par jour, c’est trop ? Une fois par semaine, c’est trop peu ? Points de repère… Rapports sexuels : la fréquence ne fait pas la qualité

Dans l’enquête CSF, une précision qualitative a son importance : plus les rapports sont fréquents, plus les couples sont satisfaits. Ceux ou celles qui ont plus de 18 rapports par mois (soit 4 à 5 par semaine) estiment bien plus souvent leur vie sexuelle « très bonne » ou « satisfaisante » que ceux qui ont trois rapports par semaine. Morale de l’histoire : plus on le fait, plus on a envie de le faire. Et moins on le fait, moins on en a envie aussi !

Normalité rime avec culpabilité

Pourtant, en matière d’amour et de sexe, rien n’est gravé dans le marbre. Pas de nombre magique qui garantisse l’harmonie du couple et sa pérennité. « La question ne devrait pas se poser en termes de défi, de capacité ou de performance, et encore moins de normalité », estime le gynécologue Sylvain Mimoun (co-auteur de Sexe et Sentiments, Albin Michel). Certains couples qui fonctionnent bien se posent la question de leur normalité par rapport aux autres, comme s’ils avaient intégré la norme du « sexuellement correct » et culpabilisaient d’en faire moins que les autres… Les chiffres placent l’individu sur le terrain de la revendication et de la comparaison, au lieu de le situer sur la question du sens et de l’intimité. Il est plus facile de compter les rapports ou leur durée que de s’interroger sur le sens d’une relation et sur la qualité de celle-ci.

La qualité du rapport sexuel mieux que la quantité

Moins que la quantité de sexe, ce qui prévaut dans le couple, c’est la qualité du rapport et de l’échange : le plaisir ressenti avec l’autre, l’envie de faire l’amour ou pas, le désir de sa présence ou de sa proximité, la complicité instaurée à deux. Nul besoin de s’obliger pour faire plaisir, prouver ses sentiments, ou entrer dans une soi-disant norme. Un couple a le droit d’avoir des hauts et des bas, des absences et des retours, des hésitations, des méandres, des difficultés, la vie en somme… Face à un licenciement, ou à un projet très chronophage, comment dégager du temps et une disposition d’esprit favorable pour faire l’amour ?

Il (elle) m’aime ou pas ?

Parfois, l’accomplissement des rapports est interprété comme une preuve de désir voire une preuve d’amour, et l’absence de rapport, comme une absence de désir et une absence d’amour. Rien n’est moins vrai, nul besoin de multiplier les pénétrations pour prouver son amour. On peut aussi rire ensemble, partager une caresse en passant, s’étreindre longuement, plaisanter… Tout cela tisse l’amour aussi sûrement qu’un rapport sexuel, et pourtant, personne ne tient une calculette mentale pour comptabiliser un sourire ou un petit compliment qui attachent aussi sûrement qu’une étreinte au lit.

La question du temps

Un autre facteur intervient dans la « profusion sexuelle » : la durée du couple. Les deux premières années, le nombre de rapports avoisine les 13 par mois, puis la cadence s’essouffle et se stabilise à 9 par mois autour des cinq ans de vie commune, nous dit l’enquête CSF. Après 15 ans, les rapports s’espacent encore : les hommes sont trois fois plus nombreux à déclarer moins de trois rapports sexuels par mois. La routine et l’absence de nouveauté peuvent épuiser le désir.

No sex

Certains couples ont même renoncé à toute sexualité. Contrairement à ceux qui voient dans le sexe un moteur de la relation amoureuse, eux, voient dans l’absence de sexe une libération à l’injonction de performance et au matraquage de l’hypersexe et du porno. Ils assument ce nouvel équilibre retrouvé dans leur couple. Parfois, cette période n’est qu’une étape chez les jeunes qui se perdent dans leur travail. Parfois, c’est la conséquence d’une vie à deux où la complicité s’articule désormais sur d’autres ressorts. Dans son ouvrage No sex, la philosophe et journaliste Peggy Sastre pose la question « Si, depuis la révolution sexuelle, tout le monde peut faire ce qu’il veut de son cul, quel danger y aurait-il à ne rien en faire du tout ? ». La question a le mérite d’être posée.

 

Source: pourquoidocteur.fr

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