Laisser ses complexes hors du lit. Oui… mais comment ?

Ce n’est pas un scoop : tout le monde a des complexes. Petits ou grands, justifiés ou non, ces sentiments négatifs à propos de notre corps ont la peau dure… Pourtant, la vie est tellement plus légère sans eux !

Les complexes sont inventifs : ils sont susceptibles de se focaliser sur n’importe quelle région du corps. Si dans certains cas, ils trouvent leur origine dans une réelle différence physique à supporter, comme une cicatrice suite à un accident ou une malformation congénitale, bien souvent, ils ne sont pas vraiment objectivables, ni imputables à la réalité. En fait, ils ne semblent pas se construire en fonction d’éléments objectifs comme la taille du soutien-gorge, mais plutôt proportionnellement à la souffrance qu’ils engendrent chez la personne concernée. En d’autres termes, ils sont totalement subjectifs…

Et pourtant, ils sont très courants dans notre société qui accorde une importance majeure à l’apparence physique et à son adéquation à des standards véhiculés dans la presse. La plupart des gens ne sont pas entièrement satisfaits de leur corps : il y a toujours quelque chose qui cloche, trop petit, trop gros, trop mou ou de travers. Mais ce n’est en fait qu’une manière de voir les choses : ce qui nous fait souffrir dans notre image de nous-mêmes n’est pas tant nos défauts éventuels, mais bien toutes les pensées dévalorisantes qui y sont liées.

Les hommes et les femmes ne sont pas égaux face aux complexes.

Les hommes d’aujourd’hui se soucient de plus en plus de leur apparence : le marché des cosmétiques masculins explosent. Pourtant, s’attarder devant le miroir ne semble pas avoir provoqué chez la gent masculine une démultiplication des complexes. Il semblerait qu’ils soient moins sensibles que les femmes aux diktats de beauté imposés par les médias. L’envie des femmes de correspondre en tous points aux corps figés sur papiers glacés les empêcherait de se satisfaire de leur image… Et donc de profiter pleinement des plaisirs de la vie, comme la sexualité.

Cette différence est confirmée par une étude publiée dans le Journal of Sexual Medecine qui établit que les complexes parasitent plus les femmes que les hommes pendant l’acte sexuel. Les résultats montrent que les femmes sont plus facilement distraites au lit par des pensées intrusives comme « Que pense-t-il de mon corps ? », « Trouve-t-il mes seins tombants ? », ou « Voit-il mon ventre dans cette position ?». Toujours selon cette étude, ces pensées inhibitrices semblent se concentrer sur leur ventre, leurs fesses et leurs seins, alors que chez les hommes qui en souffrent, elles se focalisent principalement sur leur ventre et sur leur sexe.

Mais le plus étonnant est que la qualité du rapport sexuel ne semble pas influer sur la survenue de ces pensées intrusives : les femmes restent la proie de leurs complexes même si la partie de jambe en l’air est réussie. Ces fameux complexes semblent donc bien être une construction mentale subjective, liée plus à notre image de nous-mêmes qu’à des faits extérieurs.    

 

Source : sexologiepositive.be