Mon enfant mange trop… Faut-il le restreindre ?

Il a un bon coup de fourchette et ne semble jamais rassasié. Plutôt que de le frustrer, mieux vaut lui inculquer de bonnes habitudes alimentaires.

Lui apprendre à reconnaitre ses sensations

Il finit son assiette, reprend du dessert, engloutit une boîte de gâteaux sans problème… La première façon de vérifier qu’un enfant mange trop est d’étudier sa courbe de croissance, établie dans le carnet de santé par le médecin qui le suit. Si elle évolue trop rapidement, cela montre effectivement qu’il y a un problème. Mais c’est alors au médecin de conseiller un régime alimentaire.

Sinon, surveiller le moindre geste de son enfant à table, interdire des aliments ne pourrait qu’aggraver le problème en développant une obsession. Au contraire, dès que l’enfant grandit, apprenez-lui plutôt à reconnaître ses sensations : comment sait-il qu’il a faim ou, au contraire, qu’il a trop mangé ? Reste à mettre en place quelques règles de base pour que votre enfant se nourrisse à sa faim, sans excès, et en y prenant plaisir.

Stop au grignotage

C’est à vous, parents, de fixer les heures des repas. Expliquez à votre enfant qu’il prendra trois repas par jour et un goûter, et ne lui donnez pas la possibilité de grignoter en dehors de ces moments.

En effet, il faut lui expliquer qu’on mange parce qu’on a faim. Non parce qu’on s’ennuie ou pour se consoler, ou encore par habitude quand on regarde la télévision. Car manger à tout moment empêche l’organisme de ressentir la vraie faim et le rassasiement devient alors plus difficile à reconnaître.

Lui donner l'habitude de manger équilibré

Il est de votre responsabilité, ensuite, de cuisiner en respectant des règles nutritionnelles de base, des menus comportant tous les groupes d’aliments, en privilégiant les modes de cuisson les moins consommateurs en matières grasses. Il ne s’agit pas de supprimer les gâteaux, mais de faire de la place aussi aux légumes et aux fruits. On peut en manger des portions plus généreuses (puisqu’ils apportent moins de calories). Aux repas et au goûter, on boit de l’eau ; ce qui n’empêche pas un verre de soda de temps en temps.

Évidemment, pour les repas, on s’assied à table et on éteint la télévision. L’attention doit en effet être disponible pour « écouter » les signaux du corps indiquant que l’on n’a plus faim. On ne supprime jamais le dessert, mais c’est un dessert, et pas deux. Enfin, reste aussi à montrer le bon exemple, en commençant par adopter soi-même ces quelques règles de base. Normalement, votre enfant devrait trouver de lui-même le comportement alimentaire qui lui convient.

Florence Bayala

L’huile de palme, un réel danger pour nos enfants ?

On a tout entendu ou presque sur l’huile de palme. Accusée de boucher les artères et de faire disparaître les orangs-outans de la surface du globe, cette huile végétale est aujourd’hui décriée. Doit-on l’éjecter totalement de notre alimentation et de celle de nos enfants ?

Pourquoi a-t-on peur d’elle ?

Elle est l’huile végétale la plus consommée au monde mais aujourd’hui, elle fait débat. L’huile de palme, riche en acides gras saturés, aggrave le taux de LDL-cholestérol (ou le mauvais cholestérol) et augmente ainsi les risques de maladies cardio-vasculaires et d’obésité. Présente dans les pâtes à tartiner, certaines margarines, mais aussi les gâteaux, certains pains de mie ou plats préparés, elle peut donc être nocive pour la santé. Du côté de l’environnement, elle créée la polémique puisque sa culture intensive cause la destruction des forêts tropicales et tend à faire disparaître certaines espèces animales.

L’huile de palme dans le lait infantile

Avec tout ce qu’on entend sur l’huile de palme, on peut avoir peur de sa présence dans le lait infantile. Mais rassurez-vous, selon les médecins, elle ne présente aucun risque pour l’enfant. En effet, l’acide palmitique est l’un des principaux acides gras présents dans l’huile de palme. Le lait maternel en contient quant à lui 23%. Pour être au plus proche du lait produit par la maman, le lait infantile contient donc la même proportion d’acide palmitique. Sa présence est donc finalement tout à fait bénéfique pour bébé.

Ne pas devenir parano…

Comme bien souvent avec la nourriture, l’huile de palme devient nocive quand elle est consommée avec excès. Se gaver d’une célèbre pâte à tartiner à longueur de journée n’est pas du tout recommandé, mais s’autoriser une simple cuillère ou une tartine de temps en temps ne devrait pas vous faire de mal. Il ne faut pas virer parano, mais faire attention aux produits que vous achetez. Bien souvent, elle est présentée dans la composition des aliments sous la mention « huile végétale ». A vous de faire le tri dans votre caddie. A noter que certaines marques alimentaires commencent même à notifier sur leurs paquets qu’elles n’utilisent pas d’huile de palme, cela devrait vous aider.

Florence Bayala

Faut-il féliciter les enfants ?

Féliciter un enfant quand il fait quelque chose de bien, la base pour qu’il prenne conscience de ses réussites. Du moins, c’est ce dont on était persuadé jusqu’à ce qu’une étude suppute le contraire : couvrir un enfant de compliments pourrait diminuer son estime de soi et le faire se sentir sous pression, développant par là même une tendance à éviter le challenge… et l’effet serait décuplé chez les enfants timides.

Pour déterminer les effets que pouvaient avoir la façon dont les parents et adultes en général félicitent les enfants et en particulier ceux qui sont plutôt timides, l’étude, menée par un groupe de chercheurs d’universités britanniques, allemandes et américaines, s’est portée sur un groupe mixte de 240 enfants de huit à douze ans.

D’abord, un questionnaire évaluait leur confiance en eux, puis il leur était demandé de reproduire un dessin. Les enfants les moins confiants étaient couverts de félicitations et les plus confiants avaient des félicitations plus modérées. Les enfants devaient ensuite faire de nouvelles reproductions, plus ou moins faciles. Là, les enfants peu confiants sont allés automatiquement vers les dessins faciles.

Pour l’un des chercheurs, Eddy Brummelman, c’est logique : « si on dit à un enfant avec peu d’estime de soi qu’il a fait extrêmement bien, il aura tendance à croire qu’il doit tout le temps faire aussi bien ! » Du coup, ces enfants peuvent s’inquiéter de ne pas être à la hauteur, et décider de ne pas prendre de risque et éviter tout challenge… Ce serait dommage.

Alors que faire ? Pour le chercheur, même si l’on pense que ça aide, il faut éviter de sur complimenter des enfants qui manquent de confiance en eux car l’effet obtenu peut être, sinon nul, à l’inverse de l’effet escompté.

Florence Bayala

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