Favoriser les siestes de votre enfant

Vous savez que votre enfant est épuisé, qu'il a encore besoin de faire ses siestes, mais vous n'arrivez tout simplement pas à le coucher. Que pouvez-vous faire? Voici quelques petits trucs qui pourraient vous aider à y arriver.

Des enfants très stimulés

Il est tout d'abord intéressant de constater que les enfants, tout comme les adultes d'ailleurs, dorment moins ou moins bien qu'avant. Pour en comprendre les raisons, il n'y a qu'à regarder un peu les horaires des nouveaux parents : dans la majorité des familles, le couple travaille, l'enfant est donc tributaire du cadran. Les parents sont beaucoup plus occupés, les enfants eux-mêmes ont beaucoup plus d'activités qu'avant, la famille parfois reconstituée offre une moins grande stabilité. Tous ces facteurs peuvent avoir un impact sur le sommeil de l'enfant.

En outre, comme l'inactivé est elle-même considérée comme une perte de temps aux yeux de beaucoup de parents, l'enfant peut percevoir la sieste comme telle. Comme les parents sont davantage en mouvement pendant le jour qu'avant (magasinage, visites à des amis...), l'enfant est plus stimulé et se retrouve souvent en déplacement pour l'heure de la sieste. Normal qu'il n'ait pas envie de dormir!

Inutile de se fâcher!

Certains parents obligent leur enfant à s'endormir en le disputant. La colère de l'adulte peut le perturber. Si vous vous devez d'être ferme puisque vous savez très bien qu'il doit dormir et que c'est sans compromis, essayez, le plus possible, de garder votre calme. Expliquez à votre petit que même s'il ne dort pas, il doit rester une heure au lit à se reposer. Il y a fort à parier qu'il trouvera le sommeil. Sinon, le repos lui aura, de toute façon, été bénéfique. Soyez douce et détendue. Même si vous avez envie qu'il se couche pour vous reposer un peu, rien ne sert de lui montrer votre empressement.

Répondre à ses signaux de fatigue

Beaucoup de parents se plaignent que leur enfant est très fatigué, rechigne, fait des colères et pourtant, refuse de faire la sieste. Cause probable : il est trop fatigué.

A force d'observation, vous arriverez à reconnaître les signes de fatigue de votre enfant. Il baille, il se frotte les yeux, il se colle contre vous, demande sa doudou, sa suce ou son biberon, s'allonge au sol, est dans la lune, n'a plus envie de jouer ou démontre une baisse d'énergie... Même si vous n'aviez pas prévu que la sieste viendrait à cette heure, profitez-en. Les enfants, tout comme les adultes, ont des cycles de sommeil. Si vous dépassez ce stade, votre poupon sera trop fatigué et il aura beaucoup de difficulté à s'endormir. Pour ceux qui croient que s'il ne fait pas de sieste, bébé dormira mieux et plus tôt le soir venu, détrompez-vous! Ça pourrait être bien pire. Votre enfant surstimulé, excité, qui n'aura pris aucune pause pendant la journée pour refaire ses énergies, connaîtra peut-être une nuit plus tardive et plus troublée.

Induisez l'endormissement

La première règle d'or est donc de comprendre que l'enfant a besoin d'au moins 30 minutes avant la sieste et le dodo du soir pour que son corps et son esprit se préparent à l'endormissement. D'ailleurs, si l'adulte appliquait cette règle pour lui aussi, il y a fort à parier que l'insomnie serait peut-être chose moins courante. Aussi, il est préférable de ne pas donner de jus sucré avant la sieste. Il pourrait agir comme stimulant. Évitez, bien sûr, les boissons gazeuses qui contiennent de la caféine.

Favorisez le jeu seul et calme

Une heure avant la sieste de votre poupon, choisissez une activité qui ne créera pas d'interaction avec quelqu'un d'autre et qui ne le stimulera pas outre mesure. Il pourrait dessiner, regarder des livres d'histoire, écoutez un conte sur un CD, vous pourriez aussi lui faire un massage.

Certaines garderies font écouter un film à leurs petits avant chaque sieste. Si cette routine peut être bénéfique pour l'enfant puisque l'état passif induit le calme, il faut toutefois s'assurer de choisir des films qui ne généreront pas un état émotif susceptible d'exciter l'enfant. Pas de films trop drôles, trop tristes et encore moins stressants. C'est la raison pour laquelle un livre ou de la musique est souvent l'option qui sera retenue.

Les heures de sommeil de votre enfant

Les pédiatres recommandent, jusqu'à l'âge de 4 ou 5 ans, une sieste de 1 à 2 heures. Pour les enfants de 12 mois, on privilégie 1 ou 2 siestes de 2 à 3 heures. Préférez-la au début de l'après-midi puisque si vous attendez trop, ce sommeil diurne risque d'avoir des conséquences sur l'heure du dodo du soir. C'est grâce à ces heures de sommeil réparateur que l'organisme de votre bambin peut se régénérer. Elles permettent à son cerveau de se développer adéquatement puisque reposé, bébé est plus apte à apprendre de nouvelles connaissances. Plus reposé, il sera aussi plus concentré et son attention sera plus soutenue, son humeur meilleure.

Florence Bayala

Quelle est l'influence de la télé réalité sur nos enfants?

La fièvre de la télé réalité a gagné tout le monde. Portée par son succès, la télé réalité s’invite dans les salons et s’incruste, également, dans la vie des enfants. Les avis se partagent. Pour certains la télé réalité et un vrai fléau, mais pour d’autres, c’est une vraie passion !

Ce concept dure depuis quelques années avec pour ingrédient de base : le direct ! Ne rien cacher aux téléspectateurs avides de commérages et de scandales. On assiste de plus en plus à des séances de télé réalité, en famille avec les enfants qui regardent des émissions où le voyeurisme est de rigueur…. Est-ce bon pour eux ? qu’en pense notre psychologue ?

La télé réalité, un concept qui passionne !

Voila presque 30 ans que les premières émissions de télé réalité ont débuté. Au début, elle se basait sur les témoignages et les confessions de personnes qui exposaient publiquement leurs problèmes ou leurs souffrances d’ordre privé.

Mais au fil des années, le concept a changé et le divertissement a pris le dessus. La télé réalité s’intéresse à des personnes ordinaires, placées dans des situations où se mêlent intimité, rivalité et compétition.

En interagissant avec le public (certaines émissions reposent sur le vote des auditeurs), la télé réalité donne aux téléspectateurs le « pouvoir » d’influencer en direct la destinée des candidats et de changer la donne !

La curiosité prend aussi toute sa place, on suit leur évolution: qui va finir dans les bras de qui? Est-ce la méchante qui va l’emporter sur la gentille? Quel secret cache tel candidat? Qui va être éliminé?

En réalité, les séquences sont soigneusement sélectionnées pour faire fantasmer le téléspectateur, lui permettre de sortir de son quotidien et d’échapper à la routine de sa vie. Mais pour les enfants, n’y a-t-il pas risque de confusion entre la réalité et la fiction ?

Télé réalité : Quels risques pour l'enfant?

Jusqu’à la préadolescence, les enfants ont des difficultés à faire la différence entre fiction et réalité. Malheureusement, même si de nombreux enfants prétendent ne pas être intéressés par certaines émissions, beaucoup y passent du temps

En filmant le quotidien des participants, la télé réalité met en scène des histoires qui les plongent dans des intimités proches de la leur. Leur manque de recul vis-à-vis de ce qu’ils voient et entendent les rend plus vulnérables, crédules et, dans une certaine mesure, plus manipulables aussi.

Imaginez que certains d’entre eux vont même jusqu’à s’identifier aux personnages, mimant leurs décisions et leurs idéaux sur ceux de leurs «modèles». Le comportement des participants, dont certains sont prêts à tout pour réussir, peut être très perturbant et donner un mauvais exemple, notamment chez un enfant en quête de sa propre identité. En imposant son point de vue sans tenir compte des limites et des conséquences que certaines scènes peuvent avoir sur les jeunes téléspectateurs, la télé réalité donne une image déformée des rapports humains. L’enfant est alors exposer à une illusion dangereuse: celle de lui faire croire que tout lui est permis!

Comment protéger nos enfants des influences négatives de la télé réalité?

Pour comprendre le monde et son mode de fonctionnement, l’enfant s’appuie sur la réalité, mais aussi sur l’expérience télévisuelle. C’est pourquoi il aura tendance à regarder pendant de longues heures la télévision. Mais, plus il y passe du temps, plus il en retire des informations et des idées pouvant influencer sa vision du monde et des personnes. Même si votre inquiétude est légitime, il n’est pas conseillé de le priver de télévision. Une telle interdiction ne ferait qu’attiser son envie et l’incitera à camper devant ses émissions préférées seul ou entre amis.

Toutefois, il est important d’intervenir. Selon le nombre d’heures passées devant le petit écran, l’âge et la sensibilité de l’enfant, une telle attirance peut avoir des conséquences néfastes sur son développement émotionnel. Et pour cause, même s’ils sont faux, les messages délivrés par la télé réalité modifient la façon dont il perçoit tout ce qui l’entoure, y compris le monde, les gens et sa propre vie. Une telle addiction pousse les enfants de plus en plus loin dans le voyeurisme. Un tel comportement peut être fortement dommageable, notamment chez un enfant dont l’apprentissage de la vie ne fait que commencer.

Pour être sûr qu’aucune image choquante n’apparaisse ou pour en limiter l’impact sur votre enfant, soyez présent à ses côtés lorsqu’il regarde une émission de ce type. Votre propre recul créera un cadre rassurant et lui permettra de comprendre que ce qu’il voit et entend n’est pas naturel, qu’il s’agit d’une mise en scène visant à faire de l’audience.

Assurez-vous qu’il ait bien accès à d’autres modèles et aidez-le à développer son esprit critique. Ainsi, vous lui éviterez de se laisser séduire par les promesses et les valeurs illusoires d’une télé réalité dont le succès réside dans son concept «tape à l’œil».

En tant qu’adulte, nous avons les défenses nécessaires et la capacité de prendre du recul face à ses programmes, les enfants ne les ont pas, alors attention!

Florence Bayala

Votre enfant dit des gros mots, comment réagir ?

La vulgarité dans le langage des enfants.

Une insulte dans la bouche de votre petit ange…et c’est le choc pour vous parents. Quelle attitude adopter, faut-il sévir ? Comment faire pour que votre enfant bannisse les gros mots de son vocabulaire, pour qu’il parle correctement ? Comment lui faire comprendre que certains mots ne doivent pas sortir de la bouche des enfants ? Découvrez nos conseils et réagissez en conséquence.

Les gros mots dans la bouche de nos enfants, tous les parents y sont un jour ou l’autre confrontés. Vous l’avez jusque là considéré comme un petit ange, un enfant bien élevé… et tout d’un coup, un mot inattendu sort de sa bouche ! L’enfant s’affirme, il grandit… c’est l’acquisition de l’autonomie qui commence souvent chez les enfants par l’utilisation des mots de grands. Pas de panique ! Votre enfant n’est pas un cas à part. Il s’agit d’une phase du développement que tous les enfants traversent de manière plus ou moins prononcée, à des âges différents, voire parfois plusieurs fois au cours de l’enfance et de l’adolescence.

Pourquoi dit-il des gros mots ?

Les enfants ne sont en effet pas des créateurs d’un langage plus ou moins vulgaire, ils se contentent de répéter ce qu’ils entendent… Dans la majeure partie des cas, ils ne comprennent d’ailleurs même pas la signification du mot qu’ils utilisent, ils savent simplement qu’il a plus de force qu’un autre, qu’il provoque des réactions chez les adultes, qu’il attire l’attention et qu’il fait partie du monde des adultes. Que de bonnes raisons de l’utiliser ! Les enfants en bas âge, entre 3 et 5 ans ne comprennent pas le sens réel du gros mot, mais ils se rendent tout à fait compte de l’effet provoqué : le rire des copains, des grands frères ou grandes sœurs…. Et comprennent qu’en utilisant ces mots, ils se rendent plus intéressants aux yeux des adultes.

Quelle attitude adopter face aux gros mots ? Le premier des conseils consiste à montrer le bon exemple à son enfant. Si votre vocabulaire n’est pas très correct, faites attention en présence des enfants et éviter les jurons en tout genre !
L’instinct des parents face à un gros mot prononcé par un enfant pousse souvent à gronder, à crier en interdisant à l’enfant de prononcer à nouveau cette parole.

Ensuite, soucieux, le parent s’interroge et se demande où l’enfant a bien pu entendre une telle chose… La réponse est évidente : les enfants apprennent auprès d’autres enfants pendant les jeux, en regardant la télévision, en écoutant le grand frère parler avec ses copains, ou encore en nous écoutant parler nous adultes.
Et parfois, on ne se rend pas compte du nombre de gros mots que l’on peut prononcer dans une journée, notamment au volant de sa voiture, dans le chaos de la circulation ou au téléphone ! Pendant ce temps, l’enfant assis à l’arrière de la voiture, toutes oreilles à l’écoute, enregistre et « enrichit » son vocabulaire.

Alors comment se comporter si notre enfant prononce une insulte, un gros mot ? La meilleure des réactions du parent n’est ni la colère, ni l’ironie, ni la sanction… il faut donner le moins d’importance possible à l’affaire. Pas toujours facile… Il faut par conséquent garder son self contrôle et ne pas sortir de ces gonds quelle que soit l’insulte prononcée. Ne pas montrer que vous êtes scandalisé. En effet, si l’enfant découvre qu’il a provoqué un effet, il recevra indirectement une stimulation et sera tenté de répéter ce qui est interdit dans l’espoir de provoquer à nouveau une réaction des adultes.

Il est par ailleurs probable que pour amplifier l’effet, l’enfant choisisse d’être en public, ou avec les grands-parents par exemple pour utiliser à nouveau le mot en question. Mieux vaut donc ignorer l’acte et passer à autre chose… Si l’enfant est adolescent, il va sans dire qu’il s’agit plus d’une correction du langage, de fâcheuses habitudes prises par l’enfant devenu grand. Le jeune ado doit être en mesure de comprendre qu’il ne peut parler à ses parents ou à des adultes comme il parle à ses copains. A vous de mettre les choses au point et de lui faire prendre conscience de la vulgarité de son vocabulaire.

A quel âge les règles de la correction du langage doivent-elles être appliquées ?

Nous serions tentés de dire : dès le plus jeune âge. Avant même de savoir parler, l’enfant assimile les mots qu’il entend. Les parents se doivent donc de parler correctement devant leur enfant. Dès 3 ans, l’enfant est généralement en mesure de comprendre les réactions que ses mots suscitent et ne s’en privera pas. C’est dès la petite enfance, lorsque l’enfant apprend à parler, qu’il convient d’expliquer fermement que certains mots ne sont pas beaux dans la bouche des enfants, qu’il ne faut pas les dire. Souvent le jeune enfant dira : « c’est pas beau de dire….. ». Le message est passé !

L’objectif est de créer une référence pour l’enfant afin de lui permettre de savoir ce qui ce dit et ce qui ne se dit pas.
Sachez toutefois que les menaces, les punitions ne servent à rien : si vous grondez votre enfant à chaque fois qu’il utilise un gros mot, il est fort probable qu’il adopte tout son répertoire de jurons à la première occasion.
Vous pouvez par ailleurs autoriser votre enfant à vous reprendre si vous utilisez une parole incorrecte… cela l’encouragera à surveiller son vocabulaire et vous aussi !

Florence Bayala

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