L’endométriose, un risque d’infertilité

L’endométriose est une maladie chronique dont les manifestations principales sont les douleurs et l’infertilité. Elle toucherait 10 à 15% des femmes en âge de procréer.

L’endomètre, c’est quoi ?

L’endomètre est la couche muqueuse interne de l’utérus dont le rôle principal est d’accueillir l’œuf fécondé. C’est ce qu’on appelle la nidation. Sous l’influence des hormones ovariennes, l’endomètre change d’épaisseur selon la phase de cycle.

Lorsqu’il n'y a pas de nidation, l'endomètre se désagrège pour s’évacuer à l’extérieur par le vagin. Ce phénomène est appelé communément les règles.

L’endométriose est une maladie chronique des femmes en âge de procréer, caractérisée par la présence d’endomètre en dehors de la cavité utérine.

Même situé en dehors de l’utérus, cet endomètre se comporte comme s’il était situé dans la cavité utérine et réagit aux fluctuations hormonales survenant durant le cycles menstruel.

Il se forme, s’épaissit puis cherche à s’évacuer et saigne . Comme il ne peut s’évacuer à l’extérieur par le vagin, il donne aux endroits où il se trouve des nodules, des kystes et des phénomènes inflammatoires avec formation de tissu cicatricielle et adhérences entre les organes avoisinants.

Cela peut causer de douleurs importantes ainsi que des troubles gynécologiques, urinaires et digestifs selon l’endroit où s’est implanté l'endomètre.

On estime que l'endométriose touche entre 10 et 15%, des femmes en âge de procréer et elle concernerait de 19% à 47% des adolescentes souffrantes de douleurs pelviennes chroniques. Ce chiffre tend à augmenter ces dernières années.

A quoi est-elle due ?

Cette pathologie pourrait être due au fait qu’au moment des règles, une petite partie des cellules de l’endomètre, au lieu de s’évacuer vers l’extérieure par le vagin, remonterait dans les trompes jusqu’à la cavité abdominale pour s’implanter en dehors de l’utérus sur différents organes comme les ovaires, les trompes, la vessie, l’intestin et l’uretère.

Cependant, le reflux de cellules endométriales par les trompes est un phénomène assez fréquent et qui ne donne pas toujours une endométriose. D’autres mécanismes complexes non élucidés interviennent aussi dans le développement de cette maladie. Certains facteurs de risque ont néanmoins été identifiés. Le risque de développer une endométriose semble plus important pour :

- Les femmes ayant eu des premières règles précoces, des cycles courts et réguliers et des règles abondantes.

- Les femmes ayant une mère ou une sœur atteinte d’endométriose. Ce risque est environ six fois plus important pour les sœurs des patientes atteintes. Il existe également une forte concordance de l’endométriose chez les jumelles homozygotes.

- Les femmes grandes et maigres.

- Par ailleurs, une exposition à la dioxine ou aux phtalates augmente le risque de développer une endométriose.

Comment se manifeste l’endométriose ?

Douleurs et infertilité sont les manifestations principales de l’endométriose. Les douleurs pendant les règles (dysménorrhée) sont le symptôme le plus fréquent, suivi par les douleurs pelviennes. Avec l’évolution de la maladie, ces douleurs deviennent chroniques et invalidantes avec une sensation de fatigue. Elles peuvent irradier dans l’abdomen, le dos et les membres inférieurs et ont parfois un impact très important sur la vie personnelle, familiale, professionnelle. 25 à 40% des femmes ressentent des douleurs pendant les rapports sexuels (dyspareunie). Dans les formes plus graves, la dyspareunie peut être à l’origine d’absence de rapports sexuels et donc d’une difficulté à obtenir une grossesse. L’endométriose peut causer aussi d’importantes douleurs et des troubles au niveau du système urinaire de l’appareil digestif. L’expression des symptômes douloureux varie d’une femme à une autre.

L’infertilité est une autre conséquence grave de cette maladie. Elle est présente chez 30 à 40% des femmes atteintes d’endométriose. L'impact sur la fertilité dépend du degré de sévérité de la maladie.

Comment traiter l’endométriose ?

L’endométriose, lorsqu'elle donne des douleurs peut se traiter avec un traitement médical et/ou un traitement chirurgical.

Le traitement médical. Chez les patientes présentant des douleurs d’endométriose, le traitement hormonal (la pilule) est une alternative efficace à la chirurgie. L’objectif est d’obtenir une aménorrhée (suppression des règles) avec un blocage de l’ovulation. Il semble que le traitement médical suspende les douleurs et l’évolution de la maladie. D’autres traitements hormonaux peuvent être proposés. Ils consistent à mettre la patiente en état de ménopause artificielle. Ils peuvent avoir des effets secondaires importants comme par exemple, une diminution de la libido et des bouffées de chaleur. Leur prescription ne devrait pas être prolongée au-delà de un an.

Le traitement chirurgical. Si l'endométriose douloureuse ne répond pas au traitement médical, la chirurgie est recommandée. Elle s’effectue sous cœlioscopie pour retirer les lésions. Ensuite, pour prévenir le risque de récidive après la chirurgie, un traitement hormonal peut être envisagé. Les patientes doivent être suivies sur le long terme par un spécialiste.

Dans le cas d’une infertilité, avec ou sans douleur pelvienne, on peut avoir recours à la chirurgie où à l'assistance médicale à la procréation (AMP).

Les études montrent que les résultats en terme de fertilité sont augmentés de manière significative lorsque l'ablation chirurgicale des lésions est complète. Selon la sévérité de l’endométriose, l'alternative à la chirurgie est l' AMP, avec plusieurs options thérapeutiques comme par exemple la stimulation ovarienne avec insémination intra-utérine et la FIV.

Peut-on la prévenir ?

Il n’est pas possible à l’heure actuelle d’empêcher la survenue d’une endométriose. Des douleurs pelviennes chroniques et/ou une infertilité inexpliquée doivent toujours faire évoquer la possibilité d’une endométriose.

Pour réduire le délai entre l’apparition des symptômes et le diagnostic de la maladie, il est indispensable d’être plus à l’écoute des patientes et de mieux sensibiliser les personnels médicaux à cette maladie. Ainsi face à des jeunes filles et des femmes qui se plaignent de douleurs pendant les règles, il ne faut pas sous-estimer cette plainte.

Florence Bayala

Ces boissons qui favorisent la grossesse

Vous avez pratiquement tout tenté pour tomber enceinte mais toujours rien. Avez-vous essayé de boire…

Des chercheurs américains ont découvert à travers des études que certaines boissons favorisaient la grossesse et que d’autres par contre réduisaient vos chances de tomber enceinte.

En effet, ces études ont conclus que les boissons gazeuses surtout le Coca-cola, ne favorisaient pas du tout la grossesse. Par contre, il y a une boisson miracle qui toute ne garantie pas à 100% la grossesse ! Il s’agit du thé. Les buveuses de thé auraient de chances en plus d’avoir un bébé par rapport à celles qui n’en boivent pas. Il vous suffit donc de boire deux tasses de thé par jour pour augmenter vos chances de tomber enceinte de près de 30%. Cette étude se base sur 3 600 femmes qui ont essayé activement d’avoir un bébé. Les antioxydants du thé seraient bénéfiques tant aux femmes qu’aux hommes.

Mam Dieng

L’aspirine pourrait booster la fertilité

Une étude américaine nous apprend que l'aspirine permet de booster la fertilité des femmes qui essayent d'avoir un enfant. Des scientifiques américains ont découvert que de faibles doses d'aspirine pouvaient améliorer les chances de conception. Notamment chez les femmes ayant déjà fait une fausse couche.

Ce constat n'est pas totalement nouveau. De nombreux médecins prescrivent déjà de faibles doses d'aspirine aux femmes qui ont fait une fausse couche et qui souhaitent à nouveau tomber enceinte. Mais l'efficacité de l'aspirine n'avait pas été prouvée.

Après une fausse couche, on tombe plus facilement enceinte

Ils ont donc fait un essai auprès d'un groupe de 1000 patientes essayant de concevoir. La moitié du groupe a reçu une dose d'aspirine et l'autre moitié un placebo. Les médecins ont ensuite suivi ces femmes pendant 6 mois. A l'issue des 6 mois, ils n'ont pas constaté de différence en ce qui concerne le nombre de fausses couches. Le pourcentage étant identique dans les deux groupes. Mais ils se sont aperçus que les femmes qui avaient déjà fait une fausse couche et qui essayaient à nouveau de faire un bébé, tombaient plus facilement enceintes et menaient à bien leur grossesse, dans le groupe qui prenait de l'aspirine. Parmi ces femmes, 62% sont tombées enceintes au cours des 6 mois, comparé à 53% des femmes prenant un placebo. En élargissant les statistiques à toutes les femmes du groupe (y compris celles qui n'avaient jamais fait de fausse couche auparavant) : 78% des femmes sous aspirine sont tombées enceintes au cours de l'étude comparé à 66% des femmes sous placebo.

Les médecins, qui viennent de publier cette étude dans The Lancet, pensent que l'aspirine booste les chances de conception car il augmente l'afflux sanguin vers l'utérus.

Source : Yahoo.fr

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