Voici 5 pays aux interdits illogiques pour les femmes

Depuis lundi, les Saoudiennes peuvent (enfin) obtenir le permis de conduire. Cette révolution semble donner un regain d’espoir pour d’autres millions de femmes, encore victimes d’interdits et de restrictions partout dans le monde. Notre top 5 des interdits les plus choquants pour les femmes.

Une révolution a lieu actuellement en Arabie Saoudite. Depuis hier, le gouvernement délivre les premiers permis de conduire destinés aux femmes, qui étaient jusqu’à ce jour, dépendantes d’un tiers masculin. Dans le cadre de réformes instituées par le prince héritier Mohammed Ben Salmane, la Direction générale de la circulation entame la conversion des permis de conduire internationaux en permis saoudiens. Ces sésames leur permettront dès le 24 juin – après examen préalable de leurs capacités à conduire – de prendre le volant, l’Arabie Saoudite était le dernier pays au monde à interdire la conduite aux femmes. Malgré cette euphorie, il est bon de rappeler que les femmes ne peuvent toujours pas y voir de médecin sans l’autorisation de leur mari.

Se présenter en justice quand on est maltraité : Russie

En janvier 2017, les députés russes ont voté – à une écrasante majorité – la dépénalisation des violences domestiques afin « d’éviter la destruction de la famille ». 385 députés – contre 2 en désaccord – ont donc scellé le sort de millions de Russes. Désormais, ces violences sont reléguées à une simple formalité administrative. Face à ce vote, de nombreuses associations se sont insurgées, dénonçant le pouvoir en place ainsi que la pression exercée par l’Église orthodoxe russe. Elles rappellent également que plus de 10 000 femmes meurent chaque année sous les coups de leur conjoint. 40% des crimes graves commis en Russie se produiraient en milieu familial.

Accéder au Parlement : Yémen

Depuis 2015, le Parlement est déserté par les femmes. Ce dernier compte 301 députés intégralement masculins. D’après l’histoire constitutionnelle du pays, seules deux femmes y ont siégé : Oras Sultan Naji et Oulouf Bakhoubaïra. Après avoir été réélue, la première décède en février 2015, date à laquelle débute la guerre civile yéménite. Les avancées quant aux droits des femmes semblent avoir disparu dans les tréfonds du conflit. Malgré cette situation dramatique, certaines ne désespèrent pas. Bushra-al-Fusail, une jeune yéménite, a appelé les femmes a parcourir Sanaa, la capitale, à vélo afin de protester contre le conflit et, surtout, pour leurs droits.

Avorter : le Salvador

Au Salvador, qui dit avortement, dit crime. Une femme qui décide de mettre fin à sa grossesse risque entre 20 et 30 ans de prison. Tandis que d’autres pays considèrent l’avortement comme un droit (dont l’Irlande depuis peu), le gouvernement considère que ces femmes tuent volontairement leur enfant. Une jeune salvadorienne, Teodora Vasquez a défrayé la chronique il y a quelques mois. Victime d’une fausse couche sur son lieu de travail, elle commence par être dénoncée par un collègue pour ensuite être arrêtée en 2007 et condamnée à 30 ans de prison. Pour une fausse couche. Elle en fera 10 avant d’être libérée en 2017. De nombreuses femmes purgent encore leur peine pour fausse couche ou avortement.

Chanter : Iran

La République islamique située dans le golfe persique offre un panel fourni d’interdits pour les femmes. Que choisir… L’interdiction de partir en vacances sans l’autorisation de son mari ? L’interdiction de témoigner car sa vie vaut la moitié de celle d’un homme ? L’interdiction de chanter ? Non, ce n’est pas une blague. Les femmes ne peuvent chanter en solo car selon les autorités, elles exciteraient les hommes. Au sein de leur couple, les conditions ne semblent pas meilleures. Selon le code pénal iranien, une femme mariée ne peut refuser des relations sexuelles avec son mari, sous peine de se voir supprimer sa pension alimentaire. Bien entendu, le viol conjugal n’est pas punissable par la loi. L’infidélité ? 100 coups de fouets. Les enfants n’en sont pas plus épargnés : les jeunes filles peuvent être condamnées à la peine de mort dès 9 ans… contre 15 ans pour les garçons.

Hériter : Tunisie

Tous les pays du Magreb n’échappent pas à la règle : en Tunisie ou au Maroc, les femmes n’ont pas le droit à un héritage équitable. Soit, selon la loi islamique, les hommes héritent systématiquement du double de ce qui est légué aux femmes. En Tunisie, malgré l’égalité « homme-femme » inscrite dans la loi, le gouvernement ne semble pas prêt à leur rendre ce droit. En 2016, une proposition de loi avait été déposée pour finalement ne même pas être débattue. Même si de nombreuses associations militent pour ce droit, elles se voient confrontées à une opposition massive des Tunisiens. Face à cette réalité, un compromis pourrait exister : que les parents lèguent, de manière officieuse – non inscrite dans la loi – leur héritage en part égale à leur fils et à leur fille.

 

Source : Autre presse

En Corée du Sud, les femmes manifestent contre ``la pornographie par caméra espion``

Face au nombre grandissant de cas de femmes filmées à leur insu dans des lieux publics, des dizaines de milliers de Coréennes ont manifesté à Séoul.

Le samedi 7 juillet 2018, l'une des plus importantes manifestations féminines du pays a eu lieu dans le centre de Séoul, capitale de la Corée du Sud. Elles étaient 55 000 selon les organisateurs, ou 20 000 d'après la police, à défiler contre la "pornographie par caméra espion". Les manifestantes étaient venues dénoncer le nombre croissant de vidéos montrant des femmes filmées dénudées à leur insu dans des lieux publics (toilettes, vestiaires d'école, lieux de travail...) qui circulent sur Internet.

Ces image sont prises la plupart du temps grâce à des caméras espions, mais aussi avec des smartphones ou des minis caméras "cachées dans des lunettes, des briquets, des montres, des clés de voiture ou encore des cravates", rapporte l'AFP. Selon les médias locaux, les vidéos sont ensuite publiées sur des sites pornographiques ou sur des chats, et ce malgré l'interdiction officielle de distribution de pornographie. Pire encore, elles sont parfois utilisées avec un but publicitaire pour des sites de prostitution ou de jeux en ligne.

Les adolescentes et les jeunes femmes sont particulièrement visées

"Les hommes qui filment ces vidéos ! Ceux qui les téléchargent ! Ceux qui les regardent ! Ils devraient tous être punis sévèrement", scandait la foule. Certains manifestantes portaient des pancartes sur lesquelles il était écrit : "Ma vie n'est pas votre porno" ou "Nous sommes des êtres humains, pas des objets sexuels pour vos fantasmes malsains". Parmi elles, de nombreuses jeunes femmes et adolescentes, particulièrement visées par ce comportement abject. L'une d'entre elles, restée anonyme, raconte à l'AFP le sentiment d'insécurité permanent causés par l'attitude scandaleuse de ces hommes. "Maintenant, moi et mes amis vérifions toujours soigneusement s'il n'y a pas un trou suspect dans les murs ou la porte avant d'aller aux toilettes quelque part. Quel genre de pays est devenu la Corée du Sud ? Un pays où les femmes ne peuvent plus aller aux toilettes sans avoir à craindre de voir leurs fesses filmées en secret ?", interroge-t-elle, indignée.

Malgré le soutien du gouvernement, les sanctions restent insuffisantes

En mai dernier, le président sud-coréen a apporté son soutien aux femmes victimes de ce phénomène écoeurant. Moon Jae-In a regretté que ce soit devenu "un fait courant de la vie de tous les jours" en demandant des peines plus importantes pour ceux qui filment les femmes à leur insu. Actuellement, ils sont généralement condamnés à seulement payer une amende ou à quelques mois de prison avec sursis. Les Coréennes jugent ces peines insuffisantes et non dissuasives. Parmi ceux qui ont déjà été punis par la justice, des hommes de tous les milieux : docteurs, instituteurs, professeurs de lycée ou d'université, fonctionnaires, policiers, prêtres, pasteurs, et même un juge...

 

Source: AFP

« Si une femme ne dit pas ‘oui’ explicitement, c’est ‘non' » : l’Espagne s’apprête à modifier la loi sur le viol

C’est une grande première en Espagne : le pays compte durcir sa législation sur le viol, notamment en matière de consentement. Une annonce encore floue, mais potentiellement décisive.

Aujourd’hui, en Espagne, « trois agressions sexuelles ont lieu toutes les huit heures » et « depuis 2003, 945 femmes – dont 21 cette année – ont été assassinées par leur partenaire » a alerté, mardi 10 juillet, Carmen Calvo, la vice-présidente du gouvernement espagnol et ministre de l’Égalité. Dans ce même discours, elle a annoncé une réforme du Code pénal : la notion de « consentement sexuel explicite » serait introduite dans la loi.

Cela signifie qu’en absence de consentement – c’est-à-dire d’accord explicite -, tout acte sexuel pourra être qualifié de viol. Et ce, même s’il n’a pas eu violence ou menace, contrairement à ce qu’exige l’actuelle jurisprudence espagnole. Autrement dit : « Si une femme ne dit pas ‘oui’, explicitement, dans les autres cas, c’est ‘non' », a résumé Carmen Calvo.

Cette modification de la loi s’inscrit dans un contexte hostile aux droits des femmes en Espagne. Elle fait suite à la colère de la population déclenchée après la condamnation, en avril 2018, de cinq Espagnols à neuf ans de prison pour « abus sexuel » sur une jeune femme de 18 ans. Abus sexuel, pas viol, car la victime avait déclaré avoir bu de la sangria, dansé et fait la fête avec des amis à l’occasion des fêtes de San Fermín à Pampelune, en juillet 2016.

Elle avait ensuite embrassé un homme et suivi le groupe d’amis de celui-ci. Sans se douter que les membres du groupe, cinq hommes âgés de 27 à 29 ans, lui imposeraient des fellations et des rapports sans préservatifs. « Quand je me suis vue cernée, je ne savais plus comment réagir. J’ai réagi en me soumettant », avait expliqué la victime devant le tribunal. La vidéo de l’agression, avec le message « En train de baiser une à cinq », a été envoyée sur un groupe Whatsapp des agresseurs.

Le verdict du tribunal avait secoué l’Espagne. Après la décision judiciaire, des milliers de lycéennes et d’étudiantes étaient descendues dans les rues de tout le pays en mai 2018 pour contester la décision des juges. Selon elles, il ne s’agissait pas d’un « abus sexuel » mais d’un viol collectif. Cela n’a pourtant pas empêché la remise en liberté de « la meute », en juin, après qu’ils ont fait appel de leur condamnation.

La mesure évoquée ne fait pas de l’Espagne un pays pionnier. En Suède, une loi qui considère comme viol « tout acte sexuel sans consentement explicite » est entrée en vigueur le 1er juillet. Une législation du même type s’applique aussi au Royaume-Uni, en Belgique, en Islande et en Allemagne. En France, les avancées sont encore timides, comme le montrent les débats autour du projet de loi contre les violences sexuelles.

 

 

Source : autre presse

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