Qu’est-ce qu’une gratification ?

C’est bientôt la fin d’année, c’est aussi la période de paie des gratifications. Mais en fait, qu’est-ce qu’une gratification ? Une gratification est un élément du salaire, elle peut être non bénévole, c’est-à-dire qu’elle a un caractère obligatoire et est prévu soit par un contrat individuel, soit par une convention collective ou par usage.

Une gratification est en général, une somme d’argent remise par l’employeur pour témoigner aux salariés sa satisfaction pour le travail ou sa solidarité lors de certains évènements (mariage, naissance, décès)

La prime de fin d’année est payée comme son nom l’indique chaque fin d’année sous forme de prime ou de gratification aux salariés, elle est obligatoire et est prévu par l’article 53 de la convention collective interprofessionnelle.

De façon générale, cette allocation est d’un montant qui est généralement supérieur à 75 % du salaire minimum conventionnel mensuel de la catégorie du travailleur. Le travailleur engagé au cours de l’année, démissionnaire ou licencié adroit à une part de cette allocation au prorata du temps de service effectué au cours de ladite année.

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Source : lesprosdelacompta.com

Femmes au Sénégal : briser les chaînes du silence et des inégalités

Il est temps de briser les obstacles socio-culturels qui empêchent les femmes sénégalaises de pleinement réaliser leurs droits, a déclaré la Présidente du Groupe de Travail de l’ONU sur la question de la discrimination contre les femmes dans la législation et dans la pratique, Emna Aouij, au terme d’une visite de dix jours dans le pays.

L’experte de l’ONU a souligné que des progrès notoires ont été réalisés au Sénégal, qu’il s’agisse du cadre légal et institutionnel ou des nombreuses politiques et activités visant à promouvoir et protéger les droits des femmes. Toutefois de fortes contraintes d’ordre socio-culturel et juridique continuent à faire obstacle à la réalisation de l’égalité des genres.

« Il est inadmissible que sous le prétexte de la tradition, des coutumes ou encore de la pauvreté, des filles et des femmes voient leurs droits fondamentaux bafoués, soient violentées, abusées et vivent dans des conditions indignes », a-t-elle poursuivi.

Mme Aouij a ainsi insisté sur la nécessité de modifier certaines dispositions légales, en particulier celles stipulant la puissance maritale et paternelle dans le Code de la famille sénégalais.

« Je suis particulièrement alarmée par l’échelle des violences faites aux femmes, perpétuées par des attitudes et valeurs patriarcales conservatrices», a déclaré Mme Aouij. « Tous les interlocuteurs que j’ai rencontrés lors de ma visite ont souligné le nombre effarant de viols, d’incestes, de harcèlement sexuel et de violence domestique. Il s’agit là d’un problème grave et généralisé qui requiert des mesures urgentes à tous les niveaux.»

L’experte a par ailleurs souligné que, malgré l’absence de barrière formelle pour la pleine participation des femmes à la vie économique du pays, dans la pratique, de nombreux obstacles se posent. Plus de 80% des femmes actives travaillent dans le secteur informel, ne bénéficiant donc pas des services sociaux de base et travaillant souvent de longues heures dans des conditions insalubres et parfois dangereuses. Mme Aouij s’est aussi inquiétée de l’accès à la terre très limité des femmes et ce bien qu’elles assurent l’immense majorité de la production agricole.

L’experte s’est félicitée que le Sénégal ait atteint la parité de genre dans l’accès à l’éducation primaire et un taux brut de scolarisation des filles de 98%. Elle a toutefois souligné que les abandons scolaires restaient beaucoup plus élevés chez les filles. « Les travaux domestiques, les abus sexuels en milieu scolaire, les mariages et les grossesses précoces sont autant de facteurs d’échec scolaire », a expliqué l’experte.

Mme Aouij a par ailleurs souligné les progrès considérables réalisés par Sénégal en termes de participation des femmes à la vie politique, notamment grâce à la loi sur la Parité de 2010. Le pays se trouve ainsi au 7ème rang mondial quant au nombre de femmes parlementaires. Les élections locales de 2014 ont toutefois montré que la marginalisation politique des femmes n’est toujours pas complètement résolue. Le pays ne compte ainsi que 13 femmes maires sur un total de 557 communes.

« Il reste beaucoup à accomplir pour que les femmes sénégalaises puissent pleinement bénéficier de leur droit à la santé », a par ailleurs souligné l’experte. Parmi les nombreux problèmes rencontrés figurent: (i) les mauvaises conditions d’hygiène, les contraintes d’accès à l’eau et surtout à l’eau potable; (ii) le manque d’information et de maîtrise de leurs droits et santé sexuels et reproductifs entraînant des grossesses à un âge précoce; (iii) un taux de prévalence du VIH/Sida beaucoup plus élevé chez les femmes; (v) des pratiques et coutumes préjudiciables telles que les mutilations génitales (un quart des femmes de 15 à 49 ans ont déclaré en avoir été victimes).

Le Sénégal a par ailleurs l’une des lois sur l’avortement les plus restrictives d’Afrique et qui pénalise surtout les femmes en situation de précarité socio-économique. Le Groupe de Travail soutient fortement le projet de loi en cours visant à élargir l’avortement médicalisé aux cas de viols et d’inceste.

« Pour briser les chaînes du silence et de l’inégalité, les femmes sénégalaises doivent obtenir une plus grande autonomie, être dûment formées et informées, mener des activités économiques leur assurant un développement économique durable et pouvoir accéder à la justice, sans discrimination aucune », a conclu Mme Aouij.

Au cours de cette visite officielle qui s’est déroulée du 7 au 17 avril, la Présidente du Groupe de Travail s’est rendue à Dakar, Yeumbeul, Pikine, Kaolack, Diourbel, Fandène et Thiès.

Les conclusions et recommandations de cette visite seront développées dans un rapport qui sera présenté au Conseil des droits de l’homme en juin 2016.

 

 

Source : ohchr.org

Une femme enceinte est-elle tenue de travailler la nuit ?

On entend par travail de nuit, la période se situant entre 10 heures du soir et 6 heures du matin. Une femme enceinte est seulement exemptée du travail de nuit si elle le demande expressément à son employeur et s'il existe un risque pour sa santé ou sécurité. Ce risque est constaté par le médecin du travail que l'employeur doit saisir.

En absence de risque, la femme peut continuer à travailler la nuit. Dans le cas contraire, l'employeur est tenu de la transférer à un poste de travail de jour avec maintien du salaire.

Au cas où un tel transfert n'est pas possible, le médecin du travail va prescrire une dispense de travail pour la femme concernée. Pendant cette période, elle ne sera plus payée par l'employeur, mais touchera de la part de la caisse de maladie une indemnité de maternité.

Précisons que le même système vaut pour les femmes allaitantes, mais seulement jusqu'à la date du premier anniversaire de l'enfant.

 

Florence Bayala

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