Divorce, conflits familiaux : les grands-parents ont aussi des droits…

Les grands-parents ont-ils un droit de visite de leurs petits-enfants en cas de divorce des parents ? Peuvent-ils faire appel à un médiateur familial ? Les réponses à ces questions ne sont pas forcément connues de tous. Romain Omer, avocat en droit de la famille, fait le point.

La justice fait-elle vraiment cas des grands-parents ?

Les grands-parents ont des droits mais...

Des différends familiaux conduisent parfois à la rupture des liens inter-générationnels. Il y a encore quelques années, les grands-parents pouvaient être écartés de leurs petits-enfants, sans pouvoir véritablement se faire entendre.

La juridiction prévoit désormais que l’enfant puisse entretenir des relations personnelles avec ses ascendants. Seul l’intérêt de l’enfant peut faire obstacle à l’exercice de ce droit, et non celui des seuls parents. La justice qui, autrefois, semblait faire passer l’intérêt des grands-parents au second plan, admet que ces derniers n’ont pas que des devoirs, mais aussi des droits.

Mais qu’on ne s’y trompe pas : elle n’écarte pas pour autant la "souveraineté des parents". Le combat du père de Fiona pour obtenir la garde de son autre fille face aux grands-parents l’atteste. L’intérêt de l’enfant d’entretenir des relations avec ses ascendants est présumé, mais il reste possible de rapporter la preuve contraire.

Quand l'enfant se retrouve au coeur du conflit

Il arrive que le droit de visite soit refusé aux grands-parents. Plusieurs situations peuvent justifier cette décision : en cas de différent aigu entre parents et grands-parents, l’enfant peut se trouver pris dans un conflit de loyauté. L’exercice de la relation entre l’enfant et son ascendant peut alors être contraire à l’intérêt de ce dernier. Le juge peut donc refuser le droit de visite.

[…] 

Le juge en dernier recours

Si toute discussion est bloquée, avant d’envisager une action en justice, il est recommandé de privilégier un règlement à l’amiable en faisant appel à un médiateur familial. Même s’il s’agit d’un droit de l’enfant, ce sont, le plus souvent, les grands-parents qui vont introduire la procédure devant le juge aux affaires familiales. Il appartient au juge des affaires familiales d’arbitrer et d’aménager concrètement la situation.

Comme toujours, le droit accordé ne doit pas empiéter de manière excessive sur les droits des parents et respecter le rythme de l’enfant. Lorsque le conflit entre parents et grands-parents arrive à un point de non retour, le juge aura volontiers recours à des mesures d’enquête ou de médiation. Pour les cas extrêmes, le juge pourra rejeter la demande des grands-parents s’il l’estime contraire à l’intérêt de l’enfant.

L'enfant a aussi son mot à dire

Les grands-parents ne peuvent saisir le juge aux affaires familiales par voie de requête. Le juge doit être saisi par voie d’assignation délivrée par huissier et la représentation par avocat est obligatoire. […]

Enfin, l’enfant capable de discernement doit être mis en mesure d’être entendu. Après tout, lui aussi a son mot à dire.

  

Source : leplus.nouvelobs.com

 

 

Eduquez-le et apprenez-lui à suivre les règles!

Dans la vie, on ne peut pas tout faire, il y a des règles à respecter ! Voici comment éduquer votre enfant et lui apprendre à respecter les consignes et à obéir à l'autorité, parentale ou autre.

Eduquer son enfant : pas facile d'asseoir son autorité

C'est que l'enjeu est de taille. Il s'agit ni plus ni moins d'en faire un petit être qui va à la fois respecter les règles de la vie en société et s'épanouir.

« On ne civilise pas un enfant, on lui donne des cadres pour l'aider à se civiliser lui-même, précise la psychanalyste Claude Halmos. Apprendre les lois du monde ne se fait pas seulement avec la tête, mais aussi avec le corps, le cœur, les émotions.

De même que le béton est constitué de ciment, l'enfant se construit avec la loi. Elle devient partie intégrante de lui. » Et de remarquer : « On peut avoir des enfants qui ont appris les règles de façon extérieure sans les avoir intégrées intérieurement. A l'adolescence, ces enfants qu'on disait si bien élevés transgressent la loi. »

D'où l'importance de faire appel à la compréhension de votre enfant plutôt que d'imposer des règles qui n'ont aucun sens pour lui. D'obtenir son adhésion plutôt que de le couler dans un moule. De lui apprendre à obéir plutôt qu'à se soumettre.

Reste que l'exercice de l'autorité est rarement une partie de plaisir. Refuser à son enfant ce qu'il désire, lui imposer des interdits, c'est toujours un peu le faire souffrir. Et aucun père/aucune mère n'aime ça.

« Dans la vie, tout n'est pas possible et c'est frustrant, reconnaît la psychanalyste. Mais c'est aussi libérateur. L'enfant à qui on met des limites va arrêter de vivre dans l'illusion qu'il peut toujours avoir davantage, et donc cesser de se sentir malheureux et mal aimé. Car un enfant qui pense pouvoir sans cesse obtenir plus croit que, si on ne lui donne pas ce qu'il veut, c'est parce qu'on ne l'aime pas. »

Dès 2 ans, lui dire qu'on ne peut pas tout faire

Pour pouvoir vivre en société, votre enfant doit intégrer trois interdits fondamentaux :

1. On ne peut pas être le mari/la femme de son père/de sa mère. Par conséquent, on ne va pas dans le lit de ses parents et on les laisse s'embrasser sans faire de colère ni essayer de les séparer. Si vous laissez faire, vous validez le fantasme d'inceste de votre tout-petit, qui ne connaît plus alors aucune limite...

2. On ne frappe pas l'autre. Expliquez les choses simplement : « Ton papa ne tape pas sur le voisin chaque fois qu'il met sa télé trop fort ou qu'il laisse traîner son sac-poubelle devant la porte. Toi non plus tu ne tapes pas sur ton copain parce qu'il t'a énervé. »

3. On ne dispose pas de ce que l'autre possède. On ne s'empare pas de ses jouets, on n'abîme pas ses vêtements, etc. parce que ça lui appartient et que ça lui ferait de la peine. Il s'agit en somme de faire passer le message : ne fais pas aux autres ce que tu ne voudrais pas qu'on te fasse.

Le problème, c'est que, pour pouvoir se représenter ce que l'autre ressent, il faut encore que votre enfant ait acquis une certaine indépendance sur le plan moteur. Qu'il sache se débrouiller sans l'aide de personne dans tous les petits gestes du quotidien : se lever, aller aux toilettes, manger, etc. "Intégrer la loi, ça marche avec l'autonomie. On ne peut pas demander à un enfant de le faire avant 2-3 ans", explique Claude Halmos.

Donnez lui l'exemple

Expliquez à votre enfant que vous aussi, vous avez des obligations. Vous ne pouvez pas vous promener tout(e) nu(e) dans la rue, ni acheter tout ce qui vous tente. Votre tout-petit acceptera davantage les limites que vous lui donnez quand il comprendra que vous aussi, vous avez des comptes à rendre.

« Un enfant se construit en prenant ses parents pour modèles », rappelle Claude ­Halmos. Le moindre de vos gestes est un message. Ne serait-ce que pour la prévention routière, les parents sont montrés du doigt : souvent, ils donnent le mauvais exemple à leurs enfants.

Faites respecter les interdits

Même si vous avez posé des interdits, il est difficile pour votre enfant de renoncer à la satisfaction de ses désirs. Il a aussi besoin de tester les barrières que vous avez mises en place.

A vous de lui montrer que vous êtes prêt(e) à les faire respecter ! « Un enfant perçoit très bien la détermination et la conviction de l'adulte », observe Claude Halmos.

Expliquez-lui le pourquoi de votre demande une fois (tu n'arraches pas ce jouet des mains de ton frère, c'est à lui de décider s'il veut bien te le prêter), éventuellement deux fois s'il ne semble pas avoir bien compris.

Mais, à la troisième, soyez ferme : « Tu m'as très bien entendu(e), maintenant tu fais ce que je te demande, un point c'est tout. » Il n'obéit pas ? Vous avez le droit de montrer votre colère. Annoncez ce qui va se passer : « Tu connais la règle, tu seras puni. »

Surtout, n'entrez pas dans des explications sans fin, vous n'avez pas à emporter son adhésion à tout prix. Plus vous discutez, plus il cherchera à négocier.

Quelle punition choisir s'il n'obéit pas ?

« C'est à chaque parent d'en décider, en fonction de son enfant, estime la psychanalyste Claude Halmos. Il faut bien sûr que la sanction l'embête, sinon elle n'a aucune valeur. Il faut aussi qu'elle soit adaptée à la faute, ni trop sévère, ni pas assez. »

Ça peut être tout simplement « maintenant tu files dans ta chambre » si vous le sentez comme ça. « La punition qui va marcher, c'est celle que le parent se sent capable de tenir, celle qu'il assume en se sentant légitime, poursuit Claude Halmos.

Si le parent a le sentiment de faire souffrir abusivement son enfant, ça ne marchera pas. Il sera mal à l'aise, il n'aura pas la conviction nécessaire et l'enfant sentira qu'il y a une échappatoire possible. »

Et s'il ne respecte toujours pas les règles ?

Vous avez fixé les règles mais rien à faire ! Votre petit ne les respecte pas. « Un enfant qui transgresse systématiquement peut être un enfant qui rencontre des difficultés qu'il ne parvient pas à dire autrement », observe Claude Halmos.

Si votre petit désobéit en permanence et qu'il fait des bêtises à répétition, prenez le temps de parler avec lui. Le fait de vous sentir à son écoute va lui permettre de prendre conscience de son comportement et de parvenir peu à peu à exprimer ses angoisses par la parole au lieu de les mettre en actes. »

Mais, le plus souvent, un enfant qui désobéit sans cesse est un enfant qui sent des fissures dans les barrières que ses parents ont dressées, poursuit la psychanalyste.

C'est généralement lié à ce que le parent lui-même a vécu. Soit il n'a pas reçu de limites lorsqu'il était petit, et il a du mal à trouver les repères à donner à son enfant. Soit, au contraire, il a le souvenir d'avoir été victime de la tyrannie des adultes, soumis à l'arbitraire, humilié, et, consciemment ou inconsciemment, il a peur d'imposer la même chose à son enfant. »

Quel que soit le problème, n'hésitez pas à consulter un thérapeute. Quelques séances peuvent suffire à dénouer la situation.

Les 9 erreurs à ne pas faire

1 - Croire que votre enfant comprendra et apprendra les règles tout seul. Il a besoin que vous l'éduquiez pour grandir.

2 - Penser que, parce que vous avez expliqué les règles, il n'est plus nécessaire de les imposer. Une phase de bagarre est inévitable.

3 - Tout interdire. Le « tout interdit » est non seulement destructeur mais aussi contre-productif.

4 - Donner des ordres sans expliquer, dresser votre enfant à obéir.

5 - Promettre une punition et ne pas la donner. Vous perdez toute crédibilité. La prochaine fois, il vous regardera avec un sourire en coin.

6 - Interdire un jour, autoriser le lendemain. Votre enfant a besoin de cohérence, sinon il ne comprend plus rien.

7 - Etre terrorisé à l'idée de faire souffrir votre petit. Bien sûr, vous lui imposez des frustrations. Mais ce sont des souffrances normales et inévitables. C'est la même chose lorsque vous lui demandez de ne pas mettre sa main dans la prise de courant !

8 - Vous imaginer que, parce que vous interdisez quelque chose à votre enfant, vous êtes des parents mal aimants. Aimer, c'est éduquer, au contraire.

9 - Assimiler votre enfant à ses actes. Il a volé une babiole au supermarché ? Inutile de l'humilier en le traitant de voleur. Il faut lui expliquer ce qu'est le vol, lui dire qu'il est sanctionné par la société et le prévenir que lui-même sera puni s'il recommence.

 

 

Source : magicmaman.com

L`Egypte alourdit les peines de prison pour lutter contre l`excision

 La loi n'avait pas changé depuis 2008. Le 29 novembre, le gouvernement égyptien a rendu son verdict : en cas d'excision, les chirurgiens, médecins et toutes les personnes qui auront participé à cette mutilation risqueront jusqu'à 15 ans de prison.

La toute dernière loi égyptienne en matière de mutilations génitales est claire : "toute personne pratiquant une excision" est passible d'une peine de 5 à 7 ans de prison. Si cette opération entraîne l'infirmité permanente ou la mort de la jeune fille, le ou les responsables risqueront jusqu'à 15 ans d'emprisonnement. Cette mesure vise à mettre un terme aux décès des filles, notamment dans les zones rurales, où l'on pense, entre autre, qu'il est nécessaire d'exciser les fillettes pour préserver leur virginité. Le ministère de la Santé a publié dans un communiqué que ses fonctionnaires seront chargés de surveiller les hôpitaux et les cliniques afin de s'assurer de la mise en place de cette loi.

Depuis 2008, toute personne qui se rendait coupable d'excision risquait entre 3 mois et 2 ans de prison. Cette pratique jusqu'alors illégale n'était autorisée qu'en cas de nécessité médicale. En janvier 2015, un médecin avait été condamné à 2 ans d'emprisonnement pour avoir pratiqué une excision mortelle sur une adolescente. Il était finalement sorti après 3 mois. Plus récemment encore, en mai 2015, une adolescente de 17 ans est décédée dans un hôpital de la province de Suez (Est de l'Egypte). Sa mère va être bientôt jugée, tandis que les deux infirmières et l'administratrice complices sont toujours en fuite.

Encore récemment, l'Unicef estimait que 87% des Egyptiennes coptes et musulmanes de 15 à 49 ans ont subi une mutilation génitale.

L'excision en chiffres

L'excision correspond à une ablation totale ou partielle des organes génitaux externes féminins (capuchon clitoridien ou clitoris entier). C'est une atteinte à l'intégrité physique et morale de la victime, et est porteuse de plusieurs conséquences : mortalité infantile, hémorragies, rétention urinaire, perte du plaisir sexuel, douleurs lors des rapports, hausse de la mortalité lors de l'accouchement ... Elle est censée protéger les femmes des tentations sexuelles et est pratiquée entre l'âge de 4 ans à 12 ans. 


Selon l'Organisation Mondiale de la Santé, 125 millions de femmes excisées ont été recensées en 2014, dans 29 pays d'Afrique et du Proche-Orient. 530 00 femmes adultes excisées vivent en France et 500 000 en dans l'Union Européenne (Unicef). Elle est plus courante en Afrique subsaharienne, au Proche-Orient (Egypte, Djibouti) et en Asie du Sud-Est (Malaisie et Indonésie).
Chaque jour, 6 000 femmes en subissent une dans le monde, et 2,2 millions tous les ans. D'après le Fonds de l'ONU pour l'enfance, d'ici 10 ans, 30 millions de filles risquent d'en être victimes.

 

Source: aufeminin.com

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