Doit-on parler des problèmes de couple aux enfants ?

Certains parents estiment qu’en vertu d’une nécessaire transparence de la communication au niveau familial, il est utile de faire part aux enfants des problèmes rencontrés par le couple. Cette illusoire cogestion nous semble pour notre part dangereuse.

Quelques réflexions à ce sujet :

le risque majeur d’un tel mélange des genres est d’induire chez l’enfant une sérieuse confusion sur sa place dans la famille. Fruit de l’amour supposé du couple de ses parents ( et rappelons qu’il a besoin de construire son identité sur ce dernier ), il se retrouve soudain projeté dans un rôle d’adulte voyeur d’une réalité qu’il n’a pas à connaître mais parce que simplement elle n’est pas audible pour lui en termes de représentation du couple.

Les enfants ne sont pas des grandes personnes en modèle réduit et la paradoxe d’une telle situation de confidence ( vécue souvent de manière tout à fait traumatique par certains enfants comme un véritable viol de leur intimité et de leur image du monde ) est que l’enfant se trouve projeté malgré lui dans une situation d’adulte, par la responsabilité directe d’un adulte qui se comporte lui-même comme un enfant.

le message clair à faire passer à l’enfant est qu’il existe des problèmes d’enfants et des problèmes d’adultes. Si, sur les premiers, vous êtes toujours à l’écoute de ses besoins et de ses questions, respectant en cela le contrat tacite et moral de poursuivre votre rôle de parent, les seconds appartiennent de plein droit aux adultes et il n’a pas à s’en mêler.

l’enfant a besoin de pouvoir rêver le monde avant que de l’expérimenter et lui faire découvrir de manière brutale vos problèmes d’adulte risque de l’empêcher justement de le devenir.

Il est certain pour autant que, s’il est possible de ne pas intégrer l’enfant comme témoin des problèmes du couple, il est parfois plus difficile de le tenir en dehors des manifestations de certaines crises ou disputes. On veillera pourtant à limiter ces dernières à des espaces privés ( il y a peu de choses aussi traumatisantes et aussi peu formatives pour un enfant que de voir ses parents se déchirer ) et, en cas d’éclat, à répondre à ses questions avec un langage approprié et surtout rassurant. N’oubliez pas qu’en lui parlant de vous, vous lui parlez de lui…

Florence Bayala

Garder son indépendance tout en vivant à deux, est-ce possible ?

On dit souvent que c’est la routine qui tue le couple. Alors de plus en plus d’amoureux décident de déjouer les pièges du quotidien en trouvant quelques astuces. Etre ensemble mais vivre séparément en est une. Comment ça marche ?

Pas facile pour un jeune couple de vivre son histoire d’amour et se projeter sans avoir dans un coin de la tête la fameuse maxime « L’amour dure 3 ans ». S’il est vrai que la passion s’estompe peu à peu avec le temps, si personne ne l’aide à se raviver, une alternative s’est logiquement mise en place ces dernières années. Chacun chez soi. Voilà qui serait la recette miracle pour tuer le quotidien avant que ce ne soit lui qui le fasse. Ainsi les couples qui choisissent cette option sont de plus en plus nombreux et ce sont d’ailleurs les jeunes qui en sont friands. Pourquoi ? Pour que chaque partenaire ait sa propre vie personnelle, que chacun puisse respirer, tout en pouvant ressentir le manque de l’autre et ne vivre alors que les retrouvailles, les bons moments. Mais financièrement, cela a un coût.

Alors certains décident tout de même de vivre sous le même toit, mais d’avoir un espace personnel distinct (une pièce, un bureau) afin de pouvoir conserver son indépendance et cultiver son jardin secret. Faut-il encore pouvoir se le permettre évidemment.

Impossible encore aujourd’hui de savoir si cette tendance se révèle plus efficace contre la routine et l’usure du temps, mais elle permet (au moins durant un temps) de conserver le désir, et d’éviter que la routine ne s’immisce dans le couple. Une première étape avant de mûrir son lien amoureux et de s’installer réellement ensemble.

Florence Bayala

Après le deuil, se donner le droit de retomber amoureux

La période de veuvage débute par celle du deuil, période plus ou moins longue durant laquelle on éprouve souvent le besoin de se replier sur soi-même, sur son entourage familial et amical afin de parer cette souffrance insurmontable.

Peu à peu, les mois et les années rendent la douleur plus diffuse, comme évanescente et le souvenir de l’être aimé perdure autour d’une aura idéalisée.

Cette idéalisation se place souvent en obstacle dans la recherche d’un nouveau partenaire car le souvenir fantasmé comme idéal du conjoint disparu empêche toute objectivité lors de nouvelles rencontres.

Dans ce contexte, comment faire place à un nouvel amour ?

Tout d’abord en faisant véritablement le deuil de sa relation précédente, quitte à se faire aider psychologiquement si trop de blocages font obstacles.

C’est une démarche de « lâcher prise » qui permet de placer l’amour porté au défunt sur un autre registre, celui d’un amour ayant été vécu pleinement, qui nous a façonné durant des années, qui fera toujours partie de nous mais qui laisse une porte ouverte en direction du cœur.

Car si le deuil est élaboré psychiquement, la seconde problématique serait : jusqu’où puis-je m’autoriser à ressentir à nouveau un sentiment amoureux pour quelqu’un d’autre ?
Cette question fait écho à la culpabilité ressentie par certains dont le statut de veuf/veuve est assimilé à une position qui peut être confortable un temps mais qui est difficile à dépasser lorsqu’on souhaite s’en éloigner.

Différentes craintes surgissent à ce moment précis : que vont penser les enfants, les amis, les voisins, l’entourage ? De quelle façon rencontrer un nouveau partenaire alors que tous mes amis sont en couples ? Vais-je encore pouvoir séduire quelqu’un ? Quelles sont les nouvelles règles en matière de séduction ? Que faire si mes enfants sont réfractaires à mon remariage ? Pourtant, renoncer à un statut de célibataire ouvert à de nouvelles rencontres au profit de celui de parent qui préserve ses enfants renforcera la fixation rigide du rôle parental désiré par les enfants. Il est donc essentiel de s’écouter, de s’ouvrir aux autres et au monde qui nous entoure après une période de remise en question et de réflexion sur soi-même.

Dans ce contexte, les futures rencontres, amicales ou amoureuses se font plus sereinement, avec la légèreté d’un nouveau départ, celui de la nouvelle personne que l’on est devenue.

Florence Bayala

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