Leanna Archer, la plus jeune entrepreneure au monde

Leanna Archer a lancé son entreprise de cosmétiques en 2004 à seulement 9 ans, devenant ainsi la plus jeune entrepreneure au monde. Aujourd’hui son entreprise Leanna Inc. rapporte plus de 500 000 dollars de revenus annuels.

Alors qu’elle n’est âgée que de 9 ans, Leanna Archer, une jeune afro-américaine d’origine haïtienne, décide de créer ses propres cosmétiques naturels à partir de recettes transmises par sa grand-mère. Ses soins pour les cheveux rencontrent un succès rapide auprès du public. Quatre ans plus tard, elle créé sa fondation Leanna Archer Education qui vient en aide aux enfants défavorisés en Haïti. La fondation est dirigée par son père, Gregory Archer. Sa mère Mariza Archer, qui est la sœur de l’artiste haïtien Boulou Valcourt, la soutient également dans son aventure entrepreneuriale.

Aujourd’hui âgée de 17 ans, Leanna Archer est PDG d’une entreprise de cosmétiques qui rapporterait plus de 500 000 dollars de revenus annuels.

Son parcours exceptionnel lui vaut de nombreuses parutions dans les médias américains et étrangers mais également les honneurs de grandes institutions. Leanna Archer a déjà été invitée à sonner la cloche ouvrant la bourse américaine de Wall Street, le NASDAQ. Ce qui fait d’elle la plus jeune entrepreneure à avoir eu cet honneur.

Source : biloa-magazine

Mariéme Jamme, tête pensante des nouvelles technologies en Afrique

Chef d’entreprise et activiste, Mariéme Jamme se bat pour l’essor du continent africain grâce aux nouvelles technologies. Elle figure sur la liste 2013 des Young Leaders - « Jeunes dirigeants » - dressée par le Forum économique mondial. Elle avait été classée en 2012 par le magazine Forbes parmi les 20 jeunes femmes les plus influentes d’Afrique.

Née au Sénégal, diplômée en France et installée à Londres, Mariéme Jamme, à 39 ans, a déjà une longue carrière derrière elle. Issue d’une famille aisée, elle aurait pu se contenter du confort de la vie à Dakar. Mais elle part étudier en France et multiplie les petits boulots pour financer, en toute indépendance, son Master de marketing et communication. Une agence d’intérim, à Paris, jette son CV à la poubelle et lui conseille de faire… des ménages !

Elle décide alors d’améliorer son anglais à Londres, où elle trouve « le climat beaucoup moins raciste qu’en France ». Elle poursuit ses études avec un MBA à l’Université du Surrey. Embauchée sans difficulté par la Citibank puis par JP Morgan et Lloyds, elle devient manager chez les fabricants de logiciels Oracle et Microsoft. Elle prend la nationalité britannique et fonde à la naissance de son premier enfant la société Spot One Global Solutions. Sa vocation : aider des fabricants de logiciels à s’implanter en Europe, en Afrique, au Moyen-Orient et en Asie. Son bureau de consultants compte aujourd’hui 16 salariés, mais elle veut voir plus large et plus loin.

Penser l’avenir de l’Afrique

Les nouvelles technologies, elle en est convaincue, changent radicalement la donne en Afrique. « Avec le téléphone portable, explique-t-elle, on peut savoir où se trouve le bureau de vote le plus proche, organiser le travail dans les champs, anticiper sur la météo ». Pour discuter des impacts concrets des réseaux sociaux et d’Internet avec des experts et des entrepreneurs, elle fonde un think tank dénommé « iConscience ». Elle lance par ailleurs en 2008 une plateforme globale, Africa Gathering (Rassemblement Afrique), pour échanger sur le développement avec des gens qui partagent son point de vue, à la fois positif et critique. Son approche reste résolument pragmatique : « En Afrique, nous n’avons pas l’écosystème pour créer des entreprises, écrit-elle. Le manque de financements constitue un problème quasi-insurmontable. D’autant plus que les entrepreneurs ont besoin d’être encadrés de façon très suivie. Il est urgent d’équiper les jeunes Africains avec les outils qui leur permettent de créer de la richesse à partir de leurs idées ».

Plus que l’argent : le savoir et la stratégie

Mariéme Jamme fait partie des entrepreneurs sociaux qui instaurent en 2010 le prix annuel Apps4Africa (A4A), soutenu par le Département d’Etat américain, pour récompenser jusqu’à hauteur de 10 000 dollars les concepteurs de logiciels et applications dédiés à l’essor du continent. Ce qui ne l’empêche pas de questionner l’utilité de ces prix, dans les colonnes du journal britannique The Guardian: « Les compétitions, écrit-elle, pourraient offrir beaucoup plus que de l’argent - du savoir et des guides stratégiques ». Elle s’inquiète de voir émerger quelques « poches » d’excellence dans une industrie des nouvelles technologies qui reste plombée par son contexte en Afrique. A commencer par un problème d’accès à l’éducation.

Elle se décrit comme une « activiste » et veut créer des réseaux de solidarité et d’échange qui dépassent les frontières. Non sans courage, elle place la question de l’éthique au cœur de son discours. Son site Internet recommande ainsi de « rester calme et se souvenir de Nelson Mandela ». Rien ne peut arrêter cette femme brillante, qui a une nouvelle idée à la minute. Elle participe ainsi au projet Weforest qui vise à reboiser 20 000 km2 de terres sur la planète pour lutter contre la malnutrition et le réchauffement climatique. Elle a lancé le Jijiguene (femme en wolof ) Tech Hub, un réseau qui aide les jeunes Sénégalaises à étudier les sciences, la technologie, l’ingénierie et les maths. Elle a rejoint en 2013 l’équipe de Microsoft dénommée 4Afrika, en tant que conseillère sur les projets de soutien à la création de start-up par de jeunes africains. Son parcours fait déjà d’elle un role model. Un exemple positif à suivre…

Source : rfi.fr

Présidents africains : pas facile d'être une "fille de"

Pas toujours prises au sérieux, contrairement à leurs frères, les filles de chefs d'État africains doivent souvent se battre pour s'imposer. Même au sein du clan présidentiel.

Là où le fils ambitieux se voit facilement ouvrir les portes du pouvoir, les filles sont bien souvent cantonnées aux postes d'assistante, de super-secrétaire privée ou de conseillère en communication, et plus rarement autorisées à se présenter à une élection.

C'est particulièrement vrai en Afrique francophone. Chez les Bongo Ondimba, il y a la fille du patriarche Omar, Ounaïda, demi-soeur de l'actuel président gabonais, et la fille de ce dernier, Malika. La première a été nommée en octobre conseillère spéciale et coordinatrice de la communication présidentielle, quand la deuxième, connue pour ses actions humanitaires et pour avoir organisé trois concours de Miss Gabon, a été élue le 14 décembre conseillère municipale d'Akanda (près de Libreville). Elle aussi élue (elle est députée de Talangaï, un arrondissement de Brazzaville), Claudia Sassou Nguesso, membre du comité central du Part congolais du travail (PCT , au pouvoir), est d'abord la conseillère en communication de son père, Denis Sassou Nguesso. Personne ne l'imagine d'ailleurs entrer en conflit avec son frère, Denis Christel, dans l'éventualité d'une succession à la fonction suprême.

"Etre la fille de Nkrumah signifie être le fille du Ghana et de l'Afrique"

Difficile, donc, pour une femme de se faire une place dans le clan présidentiel. Et ce n'est pas plus évident lorsque le père n'est plus aux affaires. Justine M'Poyo Kasa-Vubu en sait quelque chose : éphémère ministre de la Fonction publique dans le premier gouvernement de Laurent-Désiré Kabila - alors qu'elle était affiliée à l'Union pour la démocratie et le progrès social de l'opposant Étienne Tshisekedi -, elle a tenté sans succès de revenir sur le devant de la scène lors de la présidentielle de 2006, sous les couleurs de son Mouvement des démocrates. Au Cameroun, où le nom d'Aminatou Ahidjo est évoqué pour un poste ministériel, des voix s'élèvent déjà pour dénoncer un "coup de com" de Paul Biya, comme si seul le patronyme dont elle a hérité du premier président camerounais pouvait lui permettre de gravir des échelons.

Il faut aller en Afrique anglophone pour trouver une "fille de" prise au sérieux par ses adversaires politiques. Leader du Parti de la convention du peuple (CPP), Samia Nkrumah revendique l'héritage panafricaniste de son père, premier président ghanéen, renversé en 1966 par un coup d'État militaire. "J'ai compris qu'être la fille de Nkrumah signifiait être la fille du Ghana et de l'Afrique", explique celle qui vivait en Italie avec son mari et son fils depuis dix ans lorsqu'elle a décidé, en 2008, de rentrer au Ghana.

Élue dans la foulée députée de Jomoro (Ouest), cette ancienne journaliste de 53 ans, que le Huffington Post qualifiait en 2009 de "nouveau Nelson Mandela", est aujourd'hui courtisée par les partis majoritaires, le Congrès national démocratique (NDC) et le Nouveau Parti patriotique (NPP). De là à l'imaginer gravir les marches du palais, comme l'ont fait avant elle la Libérienne Ellen Johnson-Sirleaf et la Malawite Joyce Banda, il n'y a qu'un pas.

Source : Jeune Afrique

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