Calixthe Beyala, la femme la plus controversée de la scène littéraire

Calixthe Beyala est née en 1961, elle est une écrivaine française d’origine camerounaise. Elle a grandi à Douala. Avec l’une de ses sœurs, elle quitte le Cameroun pour la France en 1978 alors qu’elle n’a que 17 ans pour poursuivre ses études.

Elle se mariera, et mettra au monde deux enfants. Elle fait partie des écrivains africains les plus prolifiques de l’ère post coloniale.

Elle a écrit à ce jour pas moins de 18 romans et publié un nombre incommensurable d’article de presse. Calixthe Beyala est l’un des personnages les plus controversés de la scène littéraire contemporaine Française et Africaine, et elle est également l’un des écrivains francophones les plus lus dans le monde.

Elle a publié 18 romans et plusieurs essais dans les grandes maisons d’édition françaises et a reçu plusieurs prix, tels que le Grand prix littéraire de l’Afrique noire (1993), le Prix François Mauriac de l’Académie française (1994), le Prix tropique (1994) et le prestigieux Grand Prix du Roman de l’Académie française (1996). Malgré ce formidable succès, l’auteur est loin d’être universellement apprécié.

Elle a été confrontée à des accusations de plagiat, de pornographie, ou d’animosité pathologique envers les hommes par certains de ses détracteurs.

En 2011, Beyala est l’un des rares intellectuels à avoir exprimer leur soutien à Mouammar Kadhafi de la Libye, et a Laurent Gbagbo de la Côte-d’Ivoire, face à l’implication des puissances occidentales et des forces de l’OTAN dans ces différents conflits, ingérence qu’elle considérait comme une violation flagrante de la souveraineté des peuples Africains, prétendant que le racisme et le pillage des richesses du continent noir par l’Occident était en fait le principal objectif de ces interventions musclées.

Florence Bayala

Amy Sarr Fall, une femme aussi intelligente que son magazine

Née à Dakar où elle fait ses études primaire et secondaire, Amy Sarr Fall a par la suite rejoint Paris pour poursuivre des études supérieures à l’Université Américaine de Paris (UAP). Passionnée par la communication, elle se lance dans la poursuite d’une double licence en Communication Internationale et en Administration des Affaires Internationales. A l'époque, elle était la seule étudiante sénégalaise admise à l'établissement. Son dynamisme séduit l'administration de l'université qui décide de lancer une campagne de communication au Sénégal, autour de sa personne, dans le but d'inciter ses jeunes compatriotes à la rejoindre. "Je compte sur vous pour m'aider à hisser plus haut et plus loin le lourd drapeau du Sénégal.", avait-elle alors dit. En mi-parcours, elle est sélectionnée pour effectuer un stage au Haut conseil de la francophonie aux côtés d'éminentes autorités à l'instar du secrétaire général de l'organisation, SEM Abdou DIOUF ou encore M. Boutros Boutros Ghali, ancien SG des Nations, qui l'aideront à acquérir une expérience significative.

Ce stage lui aura permis de rencontrer de grands décideurs de ce monde à l’image de Michel Camdessus (ancien Directeur du Fmi) mais aussi d'entamer une profonde réflexion sur la problématique du développement en Afrique. Dans le but d'encourager Amy à croire toujours en elle, le Président Abdou Diouf appellera son père resté à Dakar pour le féliciter et lui demander de continuer à accompagner sa fille car elle pouvait aller loin. Vers la fin de ses études au sein de l’Université américaine Paris, une grande université qui regroupe plus de 100 nationalités et à peu près 1000 étudiants, elle décide de tenter sa chance aux États-Unis. Au pays de l’Oncle Sam, Mme Amy Sarr Fall décroche un emploi dans une des plus grandes entreprises d’IT comme responsable de communication, chargée,aussi, de l'expansion des activités du groupe dans le tri-state area. Cela lui permettra de travailler à partir de New York avec d'autres etats de la côte-est américaine, notamment le Connecticut, le New Jersey mais aussi la Floride. En 2006, période à laquelle le Président Obama se présente aux élections présidentielles, elle rencontre le candidat lors d’une conférence qui se tenait à New York. Inspirée depuis ce jour, elle est convaincue que le changement viendra des populations. La jeune sénégalaise qui est certaine de pouvoir jouer un rôle dans l’élection d’Obama, crée un blog “World for Obama, citoyens du monde» qui mobilise très vite plus de 3000 personnes sur facebook. Ses prises de position gagnent l'attention du New York Times qui la citera comme commentaire du jour. Par la suite, elle décide de retourner à Paris pour obtenir une maitrise en communication globale. Son parcours suscitera là aussi l'intérêt de deux des plus grandes structures de communication européennes: Landor et Publicis. Elle décide de rejoindre Publicis. Là-bas, elle s'investit dans d'importantes missions confiées entre autres par l'Union Européenne, Warren Buffet, etc. Il s'agissait aussi d'aider des multinationales affectées par la crise économique à se relever ou à réussir leur entrée dans des bourses européennes. Elle participe au lancement de la campagne Global Zero aux cotés de l'ancien Président américain Jimmy Carter, Richard Branson, CEO du groupe Virgin, la Reine Noor de Jordanie, etc. Global Zero est une initiative internationale soutenue par le Président Obama et dont l'objectif est de parvenir à une élimination des armes nucléaires. Fin 2009, elle décide de rentrer à Dakar pour s'investir dans le développement de son pays, convaincue que sa place se trouvait auprès des siens. Elle crée la société de communication pour accompagner des écoles et hôpitaux à élaborer des campagnes de communication efficaces. En 2009, elle organise le lancement de la Coalition HPD-PNLP pour optimiser les efforts de lutte contre le paludisme. L’initiative enregistre un franc succès et son action permet de promouvoir une gouvernance participative au sein de l'établissement hospitalier. En 2010, elle lance Intelligences Magazine, convaincue qu'elle pouvait mener plus loin son action de sensibilisation. A la tête de ce magazine, elle organise la cérémonie de consécration inédite des 50 Femmes Sénégalaises Leaders d'Exception et la tournée du leadership féminin qui la conduira auprès des femmes rurales du Sénégal. Plus récemment, elle a organisé la Grande Rentrée Citoyenne au Grand Théatre qui a permis de mobiliser plus de 1800 jeunes dans l'esprit de promouvoir les valeurs de la citoyenneté et de l'excellence. En dehors du français et du wolof, Amy Sarr Fall specialite et anlayste de politique americaine maitrise parfaitement l anglais et parle l'espagnol. Sa rencontre avec Barack Obama, François Hollande et Alassane Ouattara, entre autres Chefs d’États, compte parmi les moments les plus marquants de son parcours professionnel.

Source : amysarrfall.com

Graça Machel : une femme de caractère, dernier soutien de Mandela

La Mozambicaine Graça Machel, dernière épouse de Nelson Mandela, a gagné le respect des Sud-Africains en veillant constamment sur son illustre mari agonisant, tout en se tenant à l'écart des médias et des querelles familiales.

Fait remarquable, cette femme de 67 ans, brillante mais discrète, a été mariée à deux chefs d'Etat en exercice: veuve du père de l'indépendance mozambicaine Samora Machel, elle a épousé le premier président noir d'Afrique du Sud en 1998, à la fin de son mandat.

Ces six derniers mois, alors qu'il se battait contre une infection pulmonaire à répétition, elle n'a quasiment jamais quitté son chevet, se tenant à ses côtés lors de son hospitalisation à Pretoria puis dans sa maison de Johannesburg, où le héros de la lutte anti-apartheid s'est finalement éteint jeudi.

Le lendemain, elle était "très émue et pleurait", a remarqué l'ami personnel de Mandela, l'avocat George Bizos, en précisant que le couple était toujours "amoureux" et "très heureux".

Mais elle a immédiatement repris le dessus, selon un autre ami de la famille, Bantu Holomisa: "Graça est très forte. C'est une femme brillante, je ne l'ai pas vu abattue, a-t-il confié. Elle donnait des directives, distribuait des tâches."

Elle n'est toutefois pas encore apparue en public, fidèle à son habitude de discrétion.

Ces derniers mois, alors que d'autres proches de Nelson Mandela utilisaient les médias pour régler leurs comptes avec la presse étrangère, avec le président Jacob Zuma ou avec leur propre famille, Graça Machel s'en est tenu à des messages unitaires.

En juin, alors que son mari se trouvait entre la vie et la mort, elle a ainsi lancé une grand "merci, merci, merci" à tous ceux qui leur adressaient des messages de soutien.

En parallèle, elle annulait la plupart de ses engagements. Le 15 octobre, elle a tout de même accompagné le président français François Hollande lors de sa visite à la fondation Mandela.

Cette discrétion et son dévouement lui ont valu de nombreux coups de chapeau des Sud-Africains qui avaient pourtant observé avec méfiance l'arrivée de cette Mozambicaine dans la vie de leur héros national.

Une heureuse rencontre

Graça Machel et Nelson Mandela se sont rencontrés dans les années 1990 alors qu'ils étaient "tous les deux très, très seuls", avait-elle confié. Elle peinait à se remettre de la mort de son mari et père de ses deux enfants, Samora Machel, tué dans un accident d'avion en 1986, imputé au gouvernement d'apartheid sud-africain.

Quant à Nelson Mandela, à sa libération en 1990 après 27 ans de prison, il n'avait pas réussi à reformer son couple avec sa deuxième épouse, la flamboyante Winnie Madikizela-Mandela. Le couple, qui s'était marié en 1958, se sépare en 1992 puis divorce formellement en 1996.

Nelson Mandela et Graça Machel, d'abord amis, s'affichent peu à peu ensemble et se marient en 1998, lors du 80e anniversaire du père de la Nation arc-en-ciel, qui s'épanche dans la presse sur "le merveilleux sentiment d'être amoureux".

Les Sud-Africains, attachés à Winnie qui a porté l'image de Nelson Mandela pendant toute sa détention, observent la nouvelle venue avec méfiance. Mais Graça Machel ne cherche pas à profiter de l'aura de son mari. Elle garde le nom de son premier époux, continue son militantisme en faveur des enfants, des femmes et de l'alphabétisation.

Diplômée en droit, parlant cinq langues, ancienne ministre dans son pays, cette combattante de la lutte pour l'indépendance (qui selon la presse sud-africaine sait démonter un fusil d'assaut) n'a pas besoin de Nelson Mandela pour exister: en 2010, Time Magazine la plaçait parmi les 100 personnes les plus influentes au monde.

Femme de caractère, à l'air sérieux mais au sourire rayonnant, elle refuse de contribuer à l'idolâtrie ambiante, en expliquant que son mari "n'est pas un saint", et qu'il "a ses faiblesses". Mais elle se tient de plus en plus aux côtés de lui alors qu'il s'affaiblit.

"Les Sud-Africains ont une grande dette envers Graça Machel", a un jour déclaré le Nobel de la Paix Desmond Tutu, ami du couple. "Elle n'a pas seulement apporté de la joie à Madiba, elle a aussi essayé très fort de garder la famille Mandela unie."

Source : Afp

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