Une Nigériane de 21 ans remporte le premier concours de "Miss musulmane"

L'heureuse élue de la première édition internationale du titre "World Muslimah" s'est distinguée par sa beauté mais aussi par sa piété parmi vingt candidates réunies en Indonésie.

Obabiyi Aishah Ajibola, une étudiante nigériane de 21 ans, a remporté mercredi en Indonésie le premier concours de "Miss musulmane", doté notamment d'un voyage à La Mecque. L'heureuse gagnante n'a pas renié une tradition bien ancrée parmi toutes les Miss de la planète, fondant en larmes en entendant son nom prononcé par les juges. Mais la pieuse Obabiyi Aishah Ajibola s'est ensuite agenouillée pour réciter des prières remerciant Allah.

Pour cette première édition internationale, après un concours similaire en 2011 et 2012 mais réservé aux Indonésiennes, plus de 500 femmes ont été passées au crible de la piété islamique, devant notamment raconter ce qui les a poussées à porter le hijab (voile islamique), une condition sine qua non de leur participation.

"Le hijab n'empêche aucune activité"

"Nous voulons montrer qu'une musulmane qui a du talent peut être belle et que le hijab n'empêche aucune activité", précise Mme Ajibola, experte des rapports entre les femmes et l'islam au Nigeria. Le concours World Muslimah est certes centré sur la beauté, mais pas simplement physique.

"C'est très différent de Miss Monde, où les femmes aiment montrer leurs formes, où c'est juste une question d'attirance physique. Ici, il ne s'agit pas de vos caractéristiques physiques ou de votre beauté, mais de ce que vous avez à l'intérieur de vous, ce que vous voulez donner au monde, votre humanité, votre intelligence", a raconté la gagnante.

Vingt candidates, venant d'Iran, de Malaisie, du Brunei, du Nigeria, du Bangladesh et d'Indonésie, avaient été choisies pour la finale en Indonésie où elles ont effectué trois jours d'un stage de préparation spirituelle. Au programme : lever à 3 h 30 pour la prière du matin, sport et entraînement à la récitation du Coran.

Source : AFP

Diaryatou Bah, du traumatisme à l'engagement

Avec un grand sourire Diaryatou Bah, jeune femme d’origine Guinéenne, accueille le visiteur dans son bureau de Ni putes ni Soumises à Paris. Elle revient pourtant de loin. Le récit de sa vie de petite fille excisée au village, mariée à 13 ans, exilée en Europe et victime de violences conjugales, on m'a volé mon enfance'' est un magnifique exemple de résilience : du traumatisme à l’engagement contre l’excision, elle explique son combat.

C’est en regardant la télévision, un beau jour de 2003, que Diaryatou a décidé de prendre sa vie en main. Sur l’écran, une femme, immigrée africaine comme elle, racontait comment elle avait réussi à échapper au quotidien de la violence conjugale. Elle a compris que puisque d’autres avaient réussi à s’en sortir, elle aussi pouvait en trouver le courage.

Née dans un petit village de brousse, illettrée, Diaryatou avait été donnée par un mariage arrangé à un homme de trente ans son aîné qu’elle a suivi en Hollande, puis en France. Isolée dans un monde hostile, enfermée et battue par son mari polygame, violée à répétition, son parcours sera difficile. Après un temps d’errance, c’est grâce à une assistante sociale et des associations de femmes qu’elle est devenue peu à peu ce qu’elle est aujourd’hui : formatrice sur la prévention des conduites à risques dans les collèges et lycées de la région parisienne.

L’excision ? Ce n’est qu’à l’âge adulte que Diaryatou a pris conscience que le traumatisme dont elle se souvenait, la coupure de son clitoris effectuée à six ans dans un champ d’herbes par la « sorcière » du village, suivi de longues semaines de souffrances et de saignement, loin d’être normal, était en fait une mutilation. Après la prise de conscience de ce manque insupportable, en souvenir aussi des femmes de sa famille au destin soumis à la tradition, elle s’est transformée en militante engagée pour l’abolition de cette pratique.

Un rite obligatoire pour devenir femme

« On m’a volé mon enfance », Diaryatou Bah, éditions Anne Carrière, 2006.

« Je suis moins aujourd’hui dans la colère. Pourtant, quand je repense à ce que j’ai vécu, c’est la façon dont l’excision est faite qui m’a marquée : on m’a tenu les mains et les pieds, on m’a fait souffrir, on a voulu me cacher le visage avec des feuilles, mais je me débattais. Le couteau, il est là, dans ma tête. Je ne peux l’oublier ! En même temps, mes sentiments étaient partagés, car on nous la présentait comme un rite obligatoire pour devenir une vraie femme, pour être comme les autres. La douleur insupportable, ça faisait partie de la vie…Dans mon pays, en Guinée, 90% des filles sont excisées, donc au village, c’était la règle, il était impossible d’imaginer autre chose. »

« En France, avec l’aide d’une psychologue, j’ai pu revenir sur tout ça, en parler, comprendre ce qui m’était arrivé. J’ai pourtant rencontré l’incompréhension de nombreux travailleurs sociaux lorsque je leur disais que je ne savais pas jusqu’à récemment que j’avais été excisée. Mais il faut comprendre que l’excision, et encore plus la sexualité, est un tel tabou en Afrique, qu’il était tout à fait hors de question d’en parler, même entre amies. C’est pourquoi, après la parution de mon livre, j’ai voulu retourner en Guinée pour intervenir à la radio ou la télévision contre à la fois l’excision et les mariages forcés, ces traditions que subissent les femmes. Figurez-vous que lorsque j’évoquais l’excision, c’est le journaliste qui était gêné ! Je lui répondais : Mais c’est moi qui ai été excisée, pas vous ! »

Oser parler

« Il faut oser en parler, c’est le premier pas. Après, il est évident que l’éducation est essentielle, pour prendre le problème à la racine, car tant que tout est fait pour maintenir les femmes dans l’ignorance, elles continueront à transmettre ces traditions sans réfléchir. Ce n’est que quand le cerveau apprend à réfléchir qu’il y a possibilité de choix ; lorsque mon esprit a commencé à travailler j’ai pu réaliser que l’excision était injuste, anormale et qu’elle avait gâché ma vie de femme ! Mais comment en vouloir à ces femmes qui perpétuent un système dont elles ont hérité ? Il faut en vouloir à la société, qui ne veut pas leur ouvrir les yeux ! »

Des exemples de femmes immobilisées par la crainte du « qu’en dira-t-on », par la force de l’habitude, Diaryatou en connaît : tout son entourage resté au pays, ses sœurs et ses cousines, sa mère la première qui ne manquait pas de lui dire, lorsqu’elle était victime de violences dans son couple, qu’elle ne devait pas être une assez bonne épouse… Mais elle a aujourd’hui compris qu’il faut aussi faire comprendre aux hommes où est leur intérêt. « Les hommes aussi sont concernés, car ils ne se rendent pas compte que leur sexualité serait différente avec des femmes non-excisées ! Il faut aussi leur faire réaliser combien l’excision fait mal à leurs filles, ce dont ils ne sont souvent pas informés, puisque tout cela se fait dans le secret».

Aujourd’hui, dans le cadre d’une association qu’elle a créée à Montreuil où elle vit maintenant, Espoirs et combats de femmesn Diaryatou Bah organise des groupes de discussion pour informer et faire réfléchir sur l’excision, et sur son éventuelle réparation chirurgicale. « Chaque femme est différente, c’est pourquoi certaines vont vouloir être opérées, d’autres non. Moi-même, j’y réfléchis encore. Il n’y a pas que le côté physique, il faut travailler sur le psychisme. La reconstruction ne se fait pas du jour au lendemain… ». A l’image de Diaryatou, les femmes africaines ont un long chemin devant elles.

Source : www.excisionparlonsen.org

Bravo madame la ministre et bonne continuation

La « Kandiarouse » est née depuis la "capturation" du président Laurent Gbagbo. Depuis lors, Madame Kandia Camara est devenue la ministre la plus suivie. Les oreilles sont dressées à toutes ses déclarations afin de déceler la moindre erreur. L'erreur étant humaine, elle en a toujours fait. En toute simplicité, elle les aurait toujours reconnu.

Ces dernières semaines des sms circulent sur la dernière trouvaille de la ministre de l'Éducation nationale. Voici quelques sms de ces délateurs :« Elle a encore frappé, la mamie Kandia. Questionnée par un journaliste de Africa 24 sur ses nombreuses fautes commises, elle rebond : je suis humble dans mes propos. La humblesse fait partie de mes qualités. Hééé mamie.. » Ou encore « Boom !!! Boom Kandia Camara a encore frappé sur Africa 24 : je suis humble dans mes propos. La humblesse fait partie de mes qualités». Cette fois, la ministre a eu raison d'eux. Elle apporte véritablement un mot à leur vocabulaire. Nos recherches nous ont permis de savoir que le mot existe bel et bien dans le lexique français. Il est synonyme du mot humilité. Il signifie abaissement volontaire, renoncement à l'orgueil, attitude de réserve, de retenue.

Bravo Kandia et carton jaune à tes dénonciateurs qui n'ont pas vu la paille qui est dans leurs yeux et ont voulu enlever la poudre dans vos yeux. Désormais, que ceux-ci apprennent de vous pour enrichir leurs vocabulaires. Bravo madame la ministre et bonne continuation.

Parcours sans faute

Kandia Camara, née le 17 juin 1959 à Abidjan est une enseignante et une femme politique, ministre de l'Education nationale dans le gouvernement de Kablan Duncan. Elle occupait déjà ce poste dans les gouvernements précédents formés par Soro Guillaume puis Jeannot Kouadio-Ahoussou.

Titulaire d'une licence d'anglais de l'université d'Abidjan et d'un certificat études avancées en éducation de l'université de Lancaster. Elle a enseigné l'anglais dans deux collèges et un lycée entre 1983 et 2002 . Kandia Camara est également une ancienne joueuse professionnelle de handball, deux fois championne de Côte d'Ivoire (en 1974 et 1980) et championne d'Afrique en 1981.

Source : lebanco.net

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