Grossesse : faut-il manger le placenta ?

Voilà bébé est là ! Tout s’est bien passé. Et on vous demande si vous voulez conserver le placenta … pour le manger ! L’idée peut sembler étrange mais un mouvement grandissant en ce sens a pourtant vu le jour. A la mode aux États-Unis, le phénomène tend à se développer ailleurs dans le monde. La pratique porte même un nom : la placentophagie.

Cuisiner son placenta

Sans rire. Certaines femmes demandent à récupérer leur placenta après avoir accouché. Ensuite, elles le consomment : cuit, séché, mais également en soupe ou incorporé à des smoothies de fruits. Miam.

Pour celles qui n’aiment pas la viande, vous pouvez également l’ingérer en gélules. Des entreprises spécialisées y ont vu un marché intéressant et proposent d’encapsuler le placenta afin de rendre sa consommation plus aisée. On n’arrête pas le progrès.

Manger son placenta : pourquoi faire ?

La placentophagie a lieu chez bon nombre d’animaux. Dès lors, les défenseurs de cette idée considèrent que cet acte aurait des conséquences bénéfiques sur la santé. Le placenta est riche en fer et en vitamine B12 et pourrait ainsi permettre à la mère de se rétablir plus rapidement.

Anti-dépresseur naturel ?

On lui prête également des vertus antidépressives, qui empêcherait le fameux baby blues qui survient parfois lors d’une naissance. Le placenta contient en effet des opioïdes naturels et des hormones, qui aideraient la mère à la fois sur un plan physique et mental.

Pourquoi ne pas manger son placenta ?

Quelques scientifiques ont réagi, expliquant que notre consommation nous apporte déjà les nutriments nécessaires au bon rétablissement de la mère. Ils ne sont en tout cas pas difficiles à trouver. Les animaux mangeant leur placenta le font également dans un souci de fuite du prédateur, dont l’humain n’a pas à se préoccuper.

Placentophagie : inquiétudes

Pour l’instant, les études ne sont pas légion et aucune ne prouve l’intérêt réel de consommer son placenta. En revanche, les inquiétudes portent sur les conditions d’hygiènes dans lesquelles l’opération se déroulera. Les risques infectieux ne sont pas à écarter.

Le phénomène n’est pas particulièrement répandu en France, mais l’idée commence à faire son chemin. L’avez-vous fait ? Seriez-vous prêtes à le faire, mesdames ?

 

Source : consoglobe.com