7, 6 enfants par femme : le faible taux de contraception au Niger préoccupe le gouvernement

Christelle Rakiatou Jackou, ministre de la Population du Niger, a exprimé ses inquiétudes quant au faible taux de contraception dans son pays, dont les habitantes ont en moyenne 7,6 enfants.

Dans un message radio-télévisé du 11 juillet cité par l'AFP, la ministre de la Population du Niger, Christelle Rakiatou Jackou, a regretté que le faible taux de contraception du pays, estimé à 12% chez les femmes, ralentisse la maîtrise de la démographie galopante du pays. Cette nation africaine, qui peine déjà à nourrir ses 18 millions d'habitants, a aujourd'hui une des croissances démographiques les plus fortes du monde, à 3,9% par an, soit 7,6 enfants par femme, selon les statistiques officielles nigériennes. 

Le Niger entend, néanmoins, porter son taux de contraception à 50% d'ici 2020. 

L'enjeux est de taille puisque si rien n'endigue cette croissance démographique, le Niger comptera 25 millions d'habitants en 2025 et 90 millions en 2050, contre 18 millions aujourd'hui. Début mars le président du Niger, Mahamadou Issoufou, avait décrit la gestion de la «transition démographique» de son pays comme le «véritable défi» de son pays.

Les déclarations alarmistes de la ministre nigérienne ont été formulées quelques jours après ceux, polémiques, du président français Emmanuel Macron sur le taux de fécondité des femmes africaines. Depuis le sommet du G20, le chef d'Etat avait déclaré que le problème majeur du continent africain n'était pas économique, écologique ou politique, mais démographique.  

«Quand des pays ont encore sept à huit enfants par femme, vous pouvez décider d'y dépenser des milliards d'euros, vous ne stabiliserez rien», avait-il lancé, provoquant de vives réactions parmi la presse française. La moyenne de l'Afrique subsaharienne, néanmoins, est aujourd'hui de cinq enfants par femme ; elle est d'ailleurs en déclin, puisqu'elle était de 5,5 enfants par femme il y a dix ans.

 

 

Source : francais.rt.com